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Archive : journée du Dimanche 13 juin,
Centre multimedia de l'ADAC - 11 Place Nationale - 75013 Paris.

Publications et recherches
de l'année, un regard

... un avant-goût de l'été à Lurs, pour clore le cycle parisien 2003-2004.

livres

Graphisme et typographie : une journée comme une fête, avec des rencontres, des échanges, des découvertes autour de livres, d'auteurs ou éditeurs et des projections de films courts. Création, technique et histoire y auront leur place.

Intervenants :

  • Xavier Dandoy : Le treizième signe
  • Thames & Hudson : La typographie expérimentale de Teal Triggs
  • Françoise Neveu : Naissance d'une revue
  • Les 3 ourses : éditer du graphisme pour la jeunesse
  • Laure Bernard et Alain Paccoud : Lettres de pierre
  • Jef Tombeur : Femmes et typographie
  • Yannis Haralambous : Fontes et codages
  • Roger Jauneau et Pierre Duplan : Maquette et mise en page
  • ...

Projections de courts :

  • Malte Martin : Onze délire
  • Vu de Lure : l'argent avec Pierre Di Sciullo
  • Peter Knapp : 50 ans de graphisme et de typographie

Extras :

  • TYP, observatoire typographique
  • Présentation du programme de la semaine d'été
  • Vente d'ouvrages


Archive : jeudi 29 avril, 19 heures,
École Estienne, 18 bd. Auguste Blanqui. Métro : Place d'Italie.

...comme des images ?
Traductions littéraires et graphiques
à l'épreuve de la Bande dessinée.

manga
Planche de travaux de recherche de Ségolenne Ferté (télécharger)

Bande dessinée, manga, comic : quand le texte contamine l'image, structurant et constituant la dramaturgie d'un récit illustré, il n'est pas toujours sage. Les premiers à s'en apercevoir, après l'artiste dessinateur, ce sont les traducteurs, qui se trouvent confrontés à des lettres ayant, dans et hors les cases, dans et hors les phylactères, force d'idéogrammes.
Le duo de ce soir incarne deux générations de passionnés de bandes dessinées, de professionnels qui prennent les choses au pied de la lettre, de Paris à Tokyo en passant par Hambourg...

Ségolenne Ferté, jeune typographe sortie du DSA typographisme de l'École Estienne il y a peu, est spécialisée dans la réalisation de typographies numériques pour les albums de bandes dessinées. Elle a réalisé, côté recherche, un diplôme concernant l'adaptation sémantique et graphique des mangas, bandes dessinées japonaises, en occident.

Paul Derouet vit en Allemagne (Hambourg) depuis 1980. Agent d'illustrateurs et d'artistes de bande dessinée, il est le traducteur de nombreuses bandes dessinées en allemand (Franquin, Charlier, Jodorowski, Jano, Christin), de quelques unes en français (Matthias Schultheiss, Martin tom Dieck). Initiateur (1986) et organisateur, à Erlangen, d'un stage destiné, chaque année, aux jeunes dessinateurs de bande dessinée, Il est conseiller après du Salon International de la Bande Dessinée d'Erlangen, en charge des expositions et des contacts internationaux.

"Si "traduire, c'est trahir", la trahison est inévitable pour la diffusion de toute forme artistique textuelle, dont le neuvième art. La traduction d'une bande dessinée est ainsi compliquée par l'insertion, dans une image, d'un texte, typographié ou manuscrit, plus ou moins intégré à l'image, soit sous forme de texte inscrit dans les bulles ou d'onomatopées, soit en tant que référent narratif. La difficulté est d'autant plus grande dans le cas de la traduction d'une langue à système idéogrammatico-syllabique en une langue à système syllabique. Dans la mesure où la complexité de l'adaptation des textes peut nuire à l'appréciation d'une bande dessinée dès lors qu'elle est traduite, il est important de créer des moyens graphiques permettant de respecter au mieux l'oeuvre originale. Traduire un manga réunit tous les risques de la traduction puisque, plus que tout autre — européenne ou américaine — la bande dessinée japonaise est le reflet d'une culture et d'une société."
Segolenne Ferté.


Archive : vendredi 26 mars
19 heures, Fondation Hippocrène

La révolution permanente.
Chercher, enseigner... table ronde typographique

abcdaire

Pourquoi, depuis 500 ans, on dessine et redessine sans relâche les 26 lettres de l'alphabet, et pourquoi ça va continuer encore longtemps. Rencontre et débat avec des chercheurs et enseignants de la typographie. Autour de Peter Keller, directeur de l'Atelier National de Recherche Typographique : Hans Yurg Hunziker, André Baldinger, Roxane Jubert, Philippe Millot, Thomas Huot-Marchand.

Créé en 1985, aujourd'hui situé à Nancy, l'Atelier national de recherche typographique constitue un centre d'expérimentation de la création typograhique. Son directeur Peter Keller y a crée un environnement de recherche et de formation de spécialistes dans les domaines de la création de caractères et du design typographique.

Pour cette table ronde, de jeunes enseignants et designers indépendants ont accepté de venir montrer leur production, d'exposer leurs motivations, leurs doutes, également et de témoigner de l'étrange pratique d'un enseignement qui se renouvelle sans cesse : celui du dessin d'une poignée de signes qui composent notre "bibliothèque de Babel" depuis la création de l'imprimerie.

Cette table ronde sera l'occasion pour les Rencontres de Lure de présenter leur projet d'édition d'une revue de recherche dans le domaine : l'Observatoire Typographique.

Peter Keller, directeur de l'ANRT, designer ;
Hans Yurg Hunziker, designer et enseignant ;
André Baldinger, designer et enseignant 
Roxane Jubert, historienne de l'art, enseignante  
Philippe Millot, graphiste et metteur en pages ;
Thomas Huot-Marchand, typographe et enseignant.



Photos Édouard Baudelet.


Archive : mercredi 11 février 2004,
à la galerie Anatome.

Jeux de mots
Adeline et Boby, Grégoire et Antonin

Adeline en bobylapointie
d'après une photo de Michel Balmont.

Les textes n'en finissent jamais de vivre et revivre. En ce début du XXIe siècle, de jeunes graphistes-typographes parcourent, avec le vocabulaire graphique qu'ils se forgent en chemin, des textes du XXe siècle. Ils se les approprient, en leur apportant les correspondances d'éclairages nouveaux, animés par leur passion de lecteur, leur regard et leur talent. Ouvrons donc les yeux (et les oreilles) !

Adeline Goyet vient d'obtenir le diplôme supérieur d'art appliqué, option typographisme, de l'École Estienne. Passionnée par l'humour et la science cabriolante de notre langue de Boby Lapointe, elle a arpenté son oeuvre, en long, large et travers, et imaginé la topographie d'une vaste Bobylapointie qui ne se parcourt qu'avec les outils de l'explorateur : un CDROM à écouter, à regarder, une carte en grand format à plier et déplier. Elle part dans cette contrée avec dans ses bagages les casses du Super Veloz dessiné en 1942 par Joan Trochut Blanchard, improbable typographie fantaisie modulaire dont les arabesques épousent les mélodies et cabrioles verbales de Boby. Un vaste projet avec du passé et plein d'avenir dedans : à ne pas manquer.

Grégoire Leibel, jeune diplômé de l'ESAG/Penninghen en arts graphiques, met en scène la poésie d'Antonin Artaud essayant de developper un concept de lecture animée qu'il nous présentera en première partie de soirée. Peut-être avec lui aurions nous une chance de retrouver un peu de littérature à l'écran (celui de la télévision) prochainement ? Première expérience : le Pèse-nerf.

le pèse-nerf


Archive : mercredi 21 janvier 2004
à la galerie Anatome.

Bouvet au pied de la lettre
Le mystère typographique

Michel Bouvet au pied de la lettre
photo Michel Balmont.

Une somme de forces contraires, de "maladresses" parfois, qui finissent par s'équilibrer. C'est ainsi que Michel Bouvet décrit le processus de création. Et là dedans il y a de surcroît la typographie, si complexe et si attirante… Entouré de ses réalisations, et de ses recherches préalables exposées à la Galerie Anatome, Michel Bouvet accepte de nous parler de son travail, de sa relation à la commande, à la lettre imprimée aussi. Et comme il aime aussi beaucoup laisser parler le travail des autres, parions qu'il nous fera, en plus de cela, le coup de l'invité surprise…

Né à Tunis en 1955, Michel Bouvet est graphiste et affichiste. Diplômé de l'École nationale des beaux-arts de Paris, il travaille essentiellement dans le domaine culturel et institutionnel : théâtre, opéra, musique, danse, musées, festivals... Il a été graphiste à la maison des arts de Créteil pendant une dizaine d'années, a obtenu le grand prix de l'affiche en 1987 et a fondé l'atelier Bouvet en 1989. Michel Bouvet enseigne également l'art graphique à l'ESAG/Pennighen à Paris. Commissaire de l'exposition Graphistes autour du mondes et co-commissaire de l'exposition East Coast / West Coast à la Galerie Anatome, des expositions ont été consacrées à son travail d'affichiste dans une trentaine de pays en Europe, Amérique, Asie et Afrique. Un ouvrage à paraître en janvier aux éditions Textuel lui est consacré.


Archive : Mercredi 10 décembre 2003
20 heures, Fondation Hippocrène, 12 rue Mallet-Stevens - 75016 Paris

Architectes de lumière
50 ans de graphisme et de typographie : le film.

constructions

Dans l'atelier de Mallet-Stevens, récemment rénové et transformé en lieu d'exposition d'art contemporain, la Fondation Hippocrène nous accueille pour une projection du film de Peter Knapp "Les rencontres internationales de Lure, 50 ans de graphisme et de typographie" (25'), ainsi que d'une série d'entretiens avec Adrian Frutiger, par Frédérique Mathieu (3 x 7').

Il faudra de la méthode pour aborder "l'esprit de Lure" : 50 ans de prospective, de recherche, d'avant-garde, d'historicisme, de techniques, de création, de littérature, etc. Une méthode d'historien. Car tout y est, et pas toujours dans l'ordre, mais toujours avec passion. C'est cette passion que l'association a souhaité évoquer dans un court film de qualité, rythmé et surprenant, en proposant à Peter Knapp, qui en avait croisé le chemin plusieurs fois depuis les années 60, de mettre son talent reconnu de réalisateur au service d'une évocation de l'édition 2002 des rencontres, "anniversaire" de l'association où elle a pu joindre le passé, le présent et le futur. L'objectif fixé n'est surtout pas de réaliser un "film souvenir", mais un objet pédagogique vivant, tentant pour la première fois de mettre Lure en perspective. Le film s'adresse à tous les publics : les non-spécialistes y découvriront une histoire riche en événements et largement documentée visuellement qui s'ouvre sur les horizons techniques et humanistes. Les connaisseurs y retrouveront un éclairage particulier et des documents rares d'une association renommée, ainsi qu'un présent immédiat, produit d'une forte évolution.

Un doublage et/ousous-titrage placeront le film dans le même contexte international que l'association. Au fil d'une histoire riche en événements et parfois en rebondissements, l'association des Rencontres internationales de Lure a su, dans le domaine des arts graphiques, préserver son indépendance loin du mercantilisme, et ne jamais tomber dans la fascination de la technique pour la technique. L'association qui privilégie en effet les questionnements sincères et l'échange amical n'a cessé de s'ouvrir, aux jeunes tout particulièrement qu'elle invite chaque année à découvrir Lure et à y faire connaître leur travail. Ces 50 ans d'histoire constituent un cheminement particulier, qui loin d'être plat, reflète tous les questionnements liés à la lettre, à l'image, à la communication, à l'édition dans la deuxième moitié du XXe siècle, une période particulièrement effervescente dans ces domaines. La masse documentaire en partie inédite réunie au cours des sessions d'été, des rendez-vous mensuels, est considérable et pourra au cours des prochaines années fournir un terrain dense et riche à des éditeurs ou historiens de l'édition. Elle passionnera sans doute également un vaste public auquel les activités de l'association n'étaient pas initialement destinées, mais vers lequel elles sont clairement orientées, par la médiation de professionnels de tous horizons, et par la récente démocratisation des outils d'édition sur papier ou en réseau.

Cette soirée permettra également de retrouver des fragments d'une rencontre avec Adrian Frutiger de Frédérique Mathieu. De brefs entretiens qui sont l'occasion pour Frutiger de parler du blanc et du silence, du geste et des outils, de l'artiste, de l'artisan, de l'ingénieur, les trois figures du typographe.


Archive : mercredi 12 novembre 2003,
19 heures, à la galerie Anatome.

Fait main... et par Pennor's

constructions

Qu'ont de commun les parcs de stationnement de la ville de Lyon, Cartier, Laguiole, Larousse, American Express, M6, Aussedat Rey, Shiseido, Renault, Le Moulin Rouge, Nestlé et Sonia Rykiel ? Ce qu'ils ont en commun, ce sont les mains de Yan D. Pennor's.

Difficile d'éviter l'inventaire pour décrire ce que font les mains de Pennor's. Il semble aussi à l'aise en design de presse, signalétique, identité graphique, édition, pâtisserie, design, architecture intérieure, décoration, publicité, ou film. Et pendant que des millions de mains désapprennent les gestes qui faisaient leur métier pour n'en exécuter plus qu'un (cliquer), Pennor's signe de son nom, ajoutant la petite mention "hand made fine things", il revendique au passage l'usage de cet outil-là, de préférence à tout autre. Et comme nous avons du mal à croire qu'il n'y a que les mains dans l'affaire, c'est avec la bouche qu'il nous racontera son travail, ses choix, ses approches.