Entretiens avec Raymond Gid réalisés par Nicolas Taffin en mars et avril 1999

© Rencontres internationales de Lure – L’observatoire typographique – août 1999

© Raymond Gid pour les images




INTRODUCTION :


– Raymond Gid, vous avez bien voulu, à l’occasion de la création du site Internet des Rencontres de Lure, nous accompagner pour une sorte
de promenade dans votre « jardin »…

– C’est un peu de la même manière que j’ai un jour, imprudemment, demandé
à l’ami Jean-Paul Martin s’il fallait mettre au panier deux ou trois épreuves typographiques qui traînaient dans l’atelier. Pouvaient-elles encore servir ?
Oui ! a-t-il répondu. Il venait de mettre en route le livre Typographies, des Éditions de l’imprimerie nationale, auquel il a largement collaboré, pour la sélection des documents comme pour la réalisation. Nous avons bataillé en copains, tant pour faire ce livre que pour défricher le passé…


– Cette fois-ci, nous avons pensé expérimenter la manière interactive, comme on dit, ou plus précisément la forme d’écrans sensibles qui « rendent » un son, une image ou un texte au gré des visiteurs. Cela nous semblait particulièrement approprié à votre travail qui laisse toujours une place importante à son environnement, à l’espace et au temps ; à la réflexion, aussi. Une balade plutôt qu’une bataille…

– Je sais maintenant ce qu’est l’Internet. Par contre, il y a là une manie des lignes trop longues et de la linéale. Les caractères, petits, sont illisibles. Je crois que l’Internet ramènera à une étude des lettres et de la mise en page particulière. Charité pour les yeux !


– Graphiste, affichiste, médailler, faiseur de livres… et traducteur, vous avez également écrit beaucoup de textes commentant et présentant votre travail, vos « essais ».

– Il y a des gens qui ont fait des livres.
Je n’en ai pas fait beaucoup, j’en ai même fait peu, finalement. Ce que j’ai été amené à faire,
c’est du laboratoire. Pour moi, la typo représentait la chance de pouvoir graphiquer proprement avec des lettres qui ne se gondolent pas avec la colle. Parce que je colle tout de travers. Vive le plomb, toujours d’équerre !


 

 



LES ENTRÉES DU JARDIN :

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