– Vous avez tout de même beaucoup pratiqué le fond noir, pour un « marchand de blanc » !

 

– Avec le noir, j’ai commencé par une première recherche. La « Carte d’identité » du carré noir… On s’y trouve devant des pages transparentes qui se superposent en essayant de se rencontrer : le noir, avec ses échos « psy », et le carré avec les siens. Lors d’un coup de téléphone au docteur Ferdière qui était un ami, je lui ai demandé ce que signifiaient pour lui ces mots : « Carré noir » … Il me rappelle plus tard et me dit : « Ça veut dire Mort », c’est également comme ça que je l’avais lu… Des mots-échos qui se groupaient

J’ai eu l’idée de faire ce texte sur la nuit qui est devenu une affiche pour les aveugles quelques trente ans après, j’avais fait pour moi une toile noire d’un mètre vingt sur un mètre vingt. Je voulais rapprocher le noir et… non pas le blanc, mais le carré… Je vous parlais de l’utilité considérable du hasard !

 

– Mais cette fois-ci, le texte tend vraiment à l’illisible : la lumière s’en va. On dirait que vous explorez l’autre branche, dans l’alternative posée par chaos originel. Vous dites le carré noir, c’est la Mort ?

 

– Pourquoi le noir est-il l’emblème de la tragédie ? Le noir est tragique dans notre civilisation. Notre deuil est en noir, même s’il est en blanc ou en vert ailleurs. Très simplement, nous n’apprécions pas l’obscurité !

 

– En noir, vous exprimez à chaque fois un deuil ?

 

– Ce serait regrettable pour moi, parce que j’ai beaucoup utilisé le noir ! Les dessins de danse, cependant, que j’ai dessinés en noir ne sont pas tragiques…

 

– Mais l’obscurité n’y domine pas, ils sont sur un fond blanc…

 

– Oui. Il est vrai qu’ils sont au trait…