– Entre le blanc et le noir, n’y-a-t-il pas précisément quelque chose de l’ordre de la guerre ? On ressent une tension, une lutte entre l’obscurité et la lumière : un équilibre, mais précaire. Quels lendemains auront raison ? On retrouve la même chose, et le même «  caractère », d’ailleurs, dans l’affiche des Oiseaux…

 

– Ces lettres picotées par d’imaginaires oiseaux, j’en ai fait une affiche imaginaire, pour saluer à la fois Villon et Hitchcock. J’avais la chance d’avoir un imprimeur qui voulait bien m’imprimer en petit format. Codol, à Champigny (avec lui, j’ai fait l’affiche pour Bally). Quand j’ai vu la façon dont il travaillait, je lui ai proposé de sortir des affiches de cinéma. J’en ai fait peu. Il en voulait douze pour faire un ensemble, j’ai complété avec les affiches que je pouvais avoir envie de faire. Imaginaires. Un hommage à Renoir, French Cancan, et un hommage à Carné… Qu’est-ce qui existe, et qu’est-ce qui n’existe pas ?

Il n’y en a plus maintenant, elles ont brûlé dans mon atelier.




J’ai eu ma période très « noir et blanc », sur cette toile il y a une ville : en principe une cité, que je voulais boucler au milieu pour qu’on ne puisse plus en sortir. Mais on peut, pour l’instant elle est visitable !

Elle doit avoir un point de départ photographique, comme les choses que je fais actuellement et qui sont réalisées à partir de photocopies. Je suis piégé par la photocopieuse, depuis que j’en ai une…