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Vous êtes dans les archives (sortir) :
2009 - Secrets, les énigmes de l'écriture et de l'image
2008 - Vendu, le contrat graphique
2007 - Tout ou rien
2006 - L'écrit d'amour
2005 - Voyage en classe typo
Semaine de typographie à Lurs, du
25 au 30 août 2008
ON peut s'inscrire, c'est ouvert !
(20% de remise sur l'inscription jusqu'au 31 juillet
2008)
Le « contrat » graphique : commande, création, rémunération. Parfois aussi : un inconfort. À sa question sincère et pressante « que vaut vraiment ma création ? », le graphiste s'entend répondre par la petite voix malicieuse du doute : « sur le marché ? ».
Le vécu, souvent passionné (et passionnant) de cette relation à l'argent est ainsi occulté, comme par pudeur, ou par malaise. Encore moins souvent abordée, la question essentielle : est-ce un hasard si le graphisme est le lieu où la tension entre la création et le commerce, l'art et l'argent semble la plus vive ? Il suffit peut-être de regarder les termes du contrat pour y répondre. Graphisme et typographie semblent constituer le champ privilégié où se crée, et se joue le jeu de la valeur. De quoi faire tourner la tête de ses praticiens... d'inquiétude ou d'ivresse.
Rencontres et images, en paroles et... en chiffres, avec les graphistes, typographes, photographes, historiens, chercheurs et quelques empêcheurs de compter en rond.
ils ont dit oui, les intervenants :
François Banière | La fabrication du papier-monnaie
Philippe Lefait | Ce que pourrait être la télévision
Vincent Perrottet | Création vs transaction
Roger Pfund | Papier de valeur
Valérie Police | La trocambulante - Lieu d'échanges et d'images
Marie-Astrid Bailly-Maître | PCQM : l'art d'être cher
Frank Adebiaye | Observateur typographique libre
Julien Janiszewski | La Laiterie - Une fonderie individuelle
Jean-Baptiste Levée | Fondu, codé
Pierre-Marie Jamart et Guillaume Crouzet | Zone opaque et fait main
Nadine Chahine | Linotype - What is the value of a font?
François Dechelle (Creative Commons) | L'accès à la création
Fabrizio Rossi | L'AIAP, association italienne de designers
Christian Paput, François Weil, guest Franck Jalleau | Garamond Patrimoine
Clément Charbonnier | L'Éloge de la lenteur
Sébastien Morlighem | La Bibliothèque typographique : monographies
Dominique Sagot-Duvauroux | L'art et l'argent
Laura Meseguer | Barcelone-Lurs
François Weil | Graphê, chronique d'un bulletin typographique
Fanny Garcia & Jack Usine | Smeltery, une fonderie, du payant & du gratuit
Emmanuel Lamotte | Lignes et codes
Nelly Gable | Le cabinet des poinçons de l'Imprimerie Nationale
Pierre Gosselin | Vérités et mensonges...
Bruno Dardelet | Communiquer : la foi
Juja Lula | Chanteuses talentueuses
et d'autres encore... tout le monde ci-dessous :
ON peut s'inscrire, c'est ouvert !
(20% de remise sur l'inscription jusqu'au 31 juillet
2008).

dimanche 24 août
16h Accueil des participants
18h Coup de bleu
22h Petits films apéritifs

lundi 25 août
Compte de fée par Peter Knapp
"10 euros"
Marie-Astrid Bailly-Maitre
PCQM,
le pacte ECOgraphique ou "l'art
d'être cher"
PCQM (fondé en 2006) est un organisme
de certification ÉCOgraphique local, dont
les membres graphistes labellisés, vendent
plus cher et dont les membres commanditaires approuvés,
achètent plus cher, ceci dans l’intérêt
bien compris des uns et des autres. Démonstration.
Marie-Astrid vit à Paris depuis 1985.
Formée aux lettres modernes facultatives, à l’édition
et passée par l’École Estienne,
elle débute aux éditions médicales
Vigot-Maloine puis au Seuil et devient graphiste
free-lance en 1992 pour l’édition
de livres, ou le design d’interfaces écran… Parallèlement,
elle est auteur pour la jeunesse. Elle accède
enfin au poste convoité de chargée
de communication PCQM en 2008.
Vincent Perrottet
Le sujet commande
Pratiquer le graphisme comme un art
de faire et non comme un acte de soumission à la
commande (au client...). Ne se consacrer qu'à des
sujets dont on peut se sentir responsable. Travailler
dans l'altérité avec le
commanditaire. Se cultiver sur le sujet et cultiver
la commande sur le graphisme. Faire respecter ses
connaissances et son expérience. Si cela semble
impossible, mieux vaut ne rien faire.
En 1983, rencontre décisive avec le collectif
Grapus avec lequel il travaillera jusqu'en 1989 année
où il crée avec Gérard Paris-Clavel
Les Graphistes Associés qui se définissent
comme un atelier de conception d'images publiques
d'utilité sociale cherchant à développer
en France une pratique du graphisme responsable.
Aujourd'hui graphiste libre et indépendant,
il est aussi enseignant. Il travaille en association
avec Anette Lenz pour "La filature" (Mulhouse)
et le Nouveau Relax (Chaumont). Il a obtenu de
nombreux prix et distinctions.

François Weil
Graphê, chronique
d'un bulletin
L'association Graphê publie 3 fois par an un
bulletin de 24 pages pour la promotion de la typographie.
Quelles sont les valeurs et la motivation qui poussent
chacun de ses collaborateurs à réaliser
bénévolement ce bulletin dont le numéro
40 vient de paraître ?
François Weil est graphiste indépendant.
Il a travaillé pour des groupes industriels,
des éditeurs et de grandes administrations.

Julien Janiszewski
La microfonderie la laiterie
Et l’argent dans tout ça
? Combien me rapporte mon activité de création
typographique ? Les royalties ? Les typos de commande
? Comment tout cela fonctionne (licence à des
grosse fonderies, contrats, etc.). Quel est l’avenir
de la laiterie ?
Après un passage par le DSAA typographie d’Estienne
et 3 ans (de salariat en agence), j’ai créé La
Laiterie en 2002. Au début ce sont surtout les
caractères réalisés durant mes
années d’études (1993-98) que j’ai
présenté et distribué au travers
du site. Ma période de typographie «expérimental» étant
quelque peu révolue je m’attache aujourd’hui à concevoir
des familles de caractères plus pérennes
sans pour autant oublier d’expérimenter
autour du signe.

Jean-Baptiste Levée
Contrôle technique et développement
durable
Considérations technologiques et économiques
du développement de fontes, englobant notamment
l'observation de la pratique artistique et le respect
de l'utilisateur final.
2006 – … : ATypI, représentant
français
2005 – 2007 : Zone Opaque, secrétaire
2007 – … : Zone Opaque, président
2005 – … : créateur de caractères & développeur
de fontes freelance

Fanny Garcia et Jack Usine
GUsto, SMeltery, Sainte-Machine,
le Vilain & Cie
Fanny Garcia & Jack Usine, jeunes graphistes
indépendants, viennent présenter à travers
des projets clés (personnels ou collectifs)
une manière de jongler entre initiatives non-lucratives
et travaux de commande peu fréquents.
Fanny Garcia et Jack Usine, tous deux
diplômés
des beaux-arts de Bordeaux, opèrent ensemble
en tant qu’indépendants depuis 2005.
S’ils travaillent en binôme sous le nom
de GUsto (Garcia Usine studio), leur production s’étend
et s’enrichit au gré des collectifs
et associations.

Pierre Gosselin
À propos des vérités
et mensonges, F. for fake
Toujours à la recherche d’argent
pour faire un film — son dernier long métrage —,
Orson Welles va jouer justement sur le mensonge et
l’escroquerie à tous les niveaux en « bricolant » ce
film à partir de différents tournages
où il se met en scène comme magicien
et comme interviewer de deux escrocs, Elmyr de Hory
(peintre faussaire) et son « biographe » Clifford
Irving (auteur d’une fausse biographe d’Howard
Huges) ; sans oublier de filmer sa dernière
compagne, sous « le regard » d’une
photo de Picasso.
Jouant sur le montage, dont il est expert, Welles
arrive à faire un film qui est l’occasion
d’une réflexion, sur le vrai et le faux
en art, la vérité et le mensonges.
N’est-ce pas Cocteau qui disait : « je
suis un mensonge qui dit la vérité »
Etudiant de Gérard Blanchard à Paris
13 qui m’a amené à Lurs ; je
participe aux Rencontres depuis 1976. Assistant
au département audiovisuel de l’université de
Constantine, puis maître de conférences à l’Université catholique
de l’Ouest à Angers j’y ai dirigé le
département Information et communication jusqu’en
2003. Parallèlement, j’ai assuré jusqu’en
2007, des enseignements à l’Institut
supérieur de Polynésie française.
Sensibilisé à la typographie et à la
mise en page par mon expérience lursienne,
j’ai développé dans mes formations,
outre les enseignements purement audiovisuels, la
pratique de la PAO et du multimédia.

mardi 26 août
Compte de fée par Peter Knapp "100 euros"
Nelly Gable
Cabinet des Poinçons
Quelques inconnus sur la collection
orientale de l’Imprimerie nationale. Analyse
des poinçons tibétains corps 25 gravés
en 1738 provenant de Rome.Caractères accentués
: programme de gravure du Bodoni commencé en
1953 à l’Imprimerie nationale en corps
7, 8, 9, 10 et 12 pour la composition des langues étrangères.
Nelly Gable est une femme graveur au Cabinet des
poinçons de l’Imprimerie Nationale :
elle peut être considérée comme
une des rares personnes à être dépositaire
d’un savoir faire vieux de plus de 500 ans.

Christian Paput et François
Weil
garamond patrimoine
En s’économisant la réflexion
sur l’avenir du cabinet des poinçons,
des presses à imprimer, de la bibliothèque
historique de l’imprimerie nationale, la France
pourrait être responsable de la disparition
d’une partie du patrimoine culturel de l’humanité.
Garamondpatrimoine veille, alerte, fédère,
propose, en bref : milite pour permettre d’aboutir à une
solution pérenne.
Pierre-Marie Jamart & Guillaume
Crouzet [zone opaque]
Artiche
Qu’est-ce qu’on fout là ?
Comment rester fauché en vendant des trucs
très chers ? Pourquoi l’inflation est-elle
plus forte à la zone opaque que dans le reste
du monde civilisé ? Se la péter suffit-il à convaincre
nos michés d’entretenir la croissance
débile qui finance nos RMI ? Mais où veut-on
en venir ?
La zone opaque est née en 2004
du refus du travail (contrats, patrons i tutti quanti)
et de l’envie de fabriquer malgré tout
des livres de façon (relativement) autonome.
Elle comprend dans un atelier à Pantin (9-3)
avec triple exposition E-S-W, kitchenette et sono,
des machines, des matrices, trois opérateurs
et elle se développe le long d’un flux
d’artistes, d’artiche et de papier.
Yves Perrousseaux
Pierre-Simon Fournier (1712-1768)
Le typographe savant du siècle des Lumières
Ce Parisien solitaire, doué et passionné,
a réalisé différents caractères
de son temps et une infinité de vignettes
permettant des constructions décoratives modulables
sans fin, un Manuel typographique très complet
(en deux tomes) qui fait encore autorité,
et des études astucieuses sur le système
de points typographiques. Le point Fournier, système
qui sera perfectionné un peu plus tard par
François-Ambroise Didot, prendra alors le
nom de point Didot. En 1912, la fonderie Georges
Peignot et Fils reprendra les créations de
Fournier et en fera la base de ses caractères
Cochin et Nicolas Cochin.
Yves Perrousseaux est né à Troyes en
1940. Ancien élève de Guillaume Met
de Penninghem et de Jacques d'Andon, il fait ses
débuts professionnels à Paris, puis,
en 1968, l'éditeur Robert Morel le fait venir
en Haute-Provence où il réside toujours.
Il enseigne quelques années à la faculté des
lettres d’Aix-Marseille, fonde l’Atelier
Perrousseaux qui sera spécialisé dans
la communication industrielle, et à partir
de 1995, va publier des ouvrages technico-didactiques
et culturels concernant la typographie, la mise
en page, etc. Il est l’auteur du Manuel de typographie française élémentaire
et de son complément Mise en page & impression
(deux ouvrages de référence), ainsi
que du premier tome de Histoire de l’écriture
typographique (de Gutenberg au 17e siècle),
une grande fresque en plusieurs volumes abondamment
documentée et illustrée, qui n'a pas
d'équivalent. Le premier tome est paru en
2006, et le deuxième (les 18e et 19e siècles)
devrait paraître l'année prochaine.

Nadine Chahine
Que vaut une police ?
La création de caractères est une activité intime qui finit totalement exposée. Les béotiens sont souvent déconcertés d’apprendre que, oui, les polices sur leur ordinateur ont été tracées par la main humaine. Une fois avertis du temps que prend la conception et la production d’une police, leur surprise se fait rapidement curiosité, se teinte même d’admiration. Nous allons essayer un voyage personnel au centre de la création de caractère, en essayant d’estimer au passage la valeur que la bonne typographie apporte à la création et le rôle qu’elle joue dans notre vie quotidienne.
Nadine Chahine est une conceptrice de caractères libanaise reconnue qui s'intéresse particulièrement à la typographie arabe. Elle a étudié le design graphique à l'Université américaine de Beyrouth et lacréation de caractères à l'Université de Reading, Royaume-Uni. Au cours de ses études à Reading, elle a mis l'accent sur la relation entre les écritures arabes et latines et les possibilités de créer une relation harmonieuse entre elles. Elle a enseigné le design typographique arabe à l'Université américaine à Dubaï et à l'université américaine de Beyrouth. En 2005, elle rejoint Linotype comme spécialiste de l'arabe e vit en Allemagne depuis lors.
En Septembre 2007, elle a commencé un doctorat à l'université de Leyde sur l'étude de la lisibilité pour l'écriture arabe. Elle a remporté le Prix du doyen pour la réussite créative de l'Université américaine de Beyrouth en 2000, et un Prix d'excellence en conception de caractères du Type Directors Club de New York en 2008. Ses caractères : Frutiger Arabic, Palatino Arabic, Koufiya, Janna, Badiya, et BigVesta Arabic.

Clément Charbonnier
Éloge de la lenteur
Présentation d’une série
de recherches graphiques à contre courant
du phénomène
d’accélération, de compression
généralisée du temps, lié au
développement de la mondialisation économique
et du fonctionnement en temps réel, - dans
la production comme dans la réception du message
- pour proposer une réflexion sur les bienfaits
et les propriétés créatives
de la lenteur.
BTS Communication visuelle au lycée Auguste
Renoir, Paris 18e
DSAA Créateur - concepteur à l’école
supérieure d’arts appliqués de
Bourgogne, Nevers. (deuxième année
consacrée à un projet de diplôme
autour d’un éloge de la lenteur)

Délphine Cordier
Graphisme et saisons
Delphine Cordier entame sa 5e saison
de graphisme pour le Centre Dramatique national de
Montreuil. Un travail de commande en continu, qui
implique un lien fort avec le client et un investissement
intense. Tout au long de la saison, chaque spectacle
est un terrain d'expérimentation graphique,
mais les conceptions doivent répondre aux
impératifs temporels, politiques, publicitaires,
artistiques et budgétaires.
De la saison 04-05 (sous la direction artistique
d'Atalante-Paris), à la saison 08-09 dans
le Nouveau théâtre de Montreuil, en
passant par la mise en place d'une méthode
de travail à distance et un changement d'identité total,
elle présentera l'évolution d'un projet,
les étapes, les décisions, la relation
avec l'interlocuteur.
La commande régulière d'un théâtre,
c'est aussi le face à face avec une équipe.
En tant qu'indépendante, il faut s'imposer
dans la négociation : pas de tabou avec l'argent
!
Le mois du film documentaire, un autre exemple de
graphisme saisonnier : face à une structure
réduite, sans professionnel de la communication,
le rôle du graphiste est différent.
Diplôme de communication visuelle de l’ENSAD
(arts déco Paris)
2 ans avec Atalante-Paris,
Installation à Toulouse depuis 2 ans.

François Weil
Lisible, illisible
Un texte est composé pour être
lu. Cet exposé propose un voyage dans
différents
domaines où le sentiment de lisible et d'illisible
est perceptible.
François Weil est graphiste indépendant.
Il a travaillé pour des groupes industriels,
des éditeurs et de grandes administrations.
Jacques Monnier-Rabbal
Du marbre au bois,
inscriptions "lapido-xylo-graphiques"
Maints chalets alpins suisses portent
des insciptions taillées dans le bois
de leurs façades. Versets bibliques, formules
votives, noms des charpentiers et des propriétaires...
Multiséculaire,
cette tradition se maintient, dans la vallée vaudoise des Ormonts, notamment.
Jacques Monnier-Raball, né en 1932. Licences ès
lettres de l'Université de
Lausanne. Directeur honoraire de l'Ecole cantonale
d'art de Lausanne (ECAL), chargé de
cours honoraire du CETEC (Université Paris-Dauphine).
Collaborations à de nombreuses revues. A publié:
Félix Vallotton (Rencontre et Ex Libris,
Lausanne et Zurich), Simuler/Dissimuler (Payot,
Paris), Dentelle et dynamite (Aire, Vevey), etc.
 Le grand Chalet de Rossiniere (Suisse)
ayant appartenu à Balthus

mercredi 27 août
Matinée parasol
Apportez vos travaux !
Tous les participants à la semaine
sont invités à présenter leurs
travaux de recherches ou de commandes. Les ventes
et achats ne sont pas interdits.
Grand prix des Rencontres
de Lure avec Linotype
Tous les participants sont également
invité à participer en présentant
leurs travaux de recherches ou de commandes. Un jury,
composé des personnalités invitées,
décernera le grand prix le jeudi soir. Un
prestigieux galet de la Durance dédicacé par
le jury est remis au lauréat qui se voit également
offrir la gratuité de la semaine d’été 2009
et une pochette surprise Linotype.
Soirée Le tout bio
!
Apéro-dîner
Nous vous proposons un dîner luxuriant
dans la luxuriante vallée du Jabron à
la ferme auberge « Danse l’ombre » Ses
propriétaires font le pari de concocter leur
repas avec des produits élevés et cultivés
dans la vallée. Repas hors forfait

jeudi 28 août
Compte de fée par Peter Knapp "500 euros"
Roger Pfund
Le design, l'architecture
et l'évènement. Réalisations
en trois dimensions
Roger Pfund exerce dans 3 domaines d’activités
: graphisme, design et architecture, et enfin création
de billets de banque et de titres (les papiers-valeur).
C’est évidement cette troisième
facette de sa créativité qu’il
fera miroiter à Lurs cet été.
Inventeur du billet thématique et concepteur
des premiers programmes informatiques pour le billet
de banque, il a, parmi de nombreuses réalisations
monétaires, conçu la dernière
série des billets français entre 1982
et 1999.
Artiste peintre, graphiste et designer
Suisse et Français, Roger Pfund est né à Berne
en 1943. Depuis 1971, il vit et travaille à Genève
où il dirige un atelier d’une douzaine
de collaborateurs. Dès 1966, Roger Pfund expose
son travail personnel sur les cinq continents.

Alain Weill
Tel est le prix qu’il
croyait vendre
Comment ce qui au départ ne vaut rien
finit parfois par valoir quelque chose.
Alain Weill est ancien directeur du musée de l'affiche,
expert en ventes publiques à Paris et New York.
François Banière
Papier monnaie
Faire des papiers qui satisfont l'imprimeur,
la banque centrale, l'homme de la rue, qui vivent
très
longtemps et son incopiables.
uniquement l'expérience d'un
fabricant de papiers et entre autres de papiers monnaie
Dominique Sagot Duvauroux
L'art et l'argent, spécificités du marché de l'art contemporain
La construction de la valeur sur le marché de l'art accorde une place
croissante aux stratégies financières et de communication. Le rôle des
galerie s'en trouve réduit au profit d'acteurs généralement issus des
milieux financiers et jouant simultanément les rôles de collectionneur,
de commissaire d'exposition et de marchand.
Dominique Sagot-Duvauroux, professeur à l'Université d'Angers et
directeur du GRANEM à Angers, a écrit plusieurs livres sur l'industrie
des secteurs culturels dont "Le marché de l'art contemporain", avec
Nathalie Moureau paru en mai 2006.
Bruno Dardelet
La justification par
l’argent
?
Longtemps les autorités catholiques
cultivèrent une relation étroite et
malsaine envers l’argent, diabolisant le riche
en déformant l’évangile, en bénéficiant
de largesses financières générées
plus par la crainte que par la conviction. La séparation
de l’Église et de l’État
renversait la donne. Il fallait que les fidèles
financent leurs prêtres. Naissait alors le «Denier
du Clergé » devenu « Denier de
l’Église ». La transformation
de la pratique religieuse ne facilitait plus la prise
de conscience des catholiques pour subvenir à la
formation et à la vie de leurs prêtre.
La communication publicitaire venait alors au secours
des diocèses…
Bruno Dardelet est né en 1942 à Grenoble,
imprimeur de 1961 à 1991, il a été représentant
de sa profession dans des instances syndicales
locales et nationales. En 1982 il fonde BD/Consultant,
agence
de communication en charge des diocèses
et de l'église… Il est, parmi d'autres
ouvrages, auteur de « Et Dieu Créa
la communication » et de « La pastorale
et l’argent ».
Malte Martin
M. Martin pense qu'il est
une souris
Sur le métier qui rentre, qui
sort, qui rentre... sur les conditions de travail
dans la commande graphique.
Malte Martin croise une approche de
design de communication et de graphisme d'auteur
pour des commanditaires culturelles, le théâtre,
la danse et la musique contemporaine. Avec agrafmobile
il a ouvert un champ artistique
qui investit l’espace urbain et les territoires
du quotidien. C’est en même temps un
espace d’expérimentation entre
création visuelle et sonore, le geste
et le signe.
Sébastien Morlighem
La bibliothèque
typographique
La culture typographique diffusée
sous une forme éditoriale imprimée – le
livre, donc – a ses héros, mais aussi
ses lacunes. La Bibliothèque typographique
est un projet de collection en développement
pour Ypsilon éditeur. Elle sera principalement
dédiée aux
graveurs de poinçons et aux dessinateurs de
caractères. Elle publiera des recueils rassemblant
des essais, une chronologie et une bibliographie
soigneusement
documentés et illustrés, en français
et et anglais. Elle présentera également
des traductions de textes emblématiques écrits
par des créateurs et des historiens, encore
inédits
en français. Cette conférence retracera la genèse
de cette aventure naissante, abordant notamment sa
dimension économique et scientifique, et présentera
en avant-première quelques extraits des deux
premiers volumes à paraître en mars
2009 : Firmin Didot et José Mendoza y Almeida.
Sébastien Morlighem est enseignant en histoire
de la typographie à l’école Estienne
et l’école supérieure d’art
et de design d’Amiens.
Il donne régulièrement des conférences
et commence une recherche sur l’histoire de
la typographie en France au XXe siècle.
 de gauche à droite : Martin Majoor, José Mendoza,
Sébastien Morlighem
Laura Meseguer
Barcelone-Lurs
Laura Meseguer est graphiste indépendante. elle fait partie du collectif Type-0-Tones, une fonderie installée à Barcelone depuis plus de 15 ans. Professeur de typographie à l'école Eina and Elisava de Barcelone. Elle a remporté le prix d'excellence du Type director's club pour sa typo Rumba.
 Rumba
Juja Lula
Chansons ou pas
Concert en plein air à l’amphithéâtre
Marius.
Un duo de chanteuses inattendu, aux textes cinglants
d’une jeunesse à fleur de peau... Et
voilà qu’elles dénoncent le monde
et ses misères avec l’insolence des
femmes mûres... L’écriture chaotique
frôle l’innocence de l’enfance
et nous donne un coup de baume au coeur. L’accordéon
noir vibre et pleure, le piano blanc tient la barre
et nos deux chanteuses se renvoient les balles d’un
monde à la dérive... Les chansons font
des ronds dans l’eau, comme un pavé dans
une mare de bisous.


vendredi 29 août
Compte de fée par Peter Knapp "1 euro"
Frank Adebiaye
Les curiosités
typographiques
La rubrique Curiosités Typographiques existe
sur le blog velvetyne depuis le 27 mai 2006. Il s'agit
de poser sur la création typographique contemporaine
et sur le patrimoine typographique un regard à la
fois décalé et encyclopédique.
Le but est de valoriser au maximum la typographie
en tant que discipline cardinale, se situant au croisement
de la culture, de la communication et de la technologie.
Né le 12 avril 1982 à Versailles. Études
au collège puis au lycée
Stanislas (1995-2002). École supérieure
de Commerce de Reims
(diplômé en
2006)
Auditeur chez Ernst & Young depuis juin 2006
Emmanuel Lamotte
Le code en partage
Créer du code à plusieurs
Méritocratie «Démocratie et gratuité»
Vivre du «gratuit»
1998 Architecte ENSAIS
2002 Membre du collectif Téléférique
2008 Auteur de site web – Programmeur indépendant

une sorte de légende
par mail :
il s'agit d'une photo qui illustre un workshop que
j'ai fait autour du
hack et des problèmes des licences
http://www.lafriche.org/digitalemeute/
http://www.lafriche.org/digitalemeute/index.php?n=Main.StyloBilleCodeSource
http://www.lafriche.org/digitalemeute/index.php?n=Main.OpenBar
François Dechelle
Créer en commun
/ Creative Commons
Les licences Creative Commons sont des
licences simples à mettre
en place par lesquels les titulaires de droits accordent
au public des autorisations non exclusives pour certaines
utilisations, tout en ayant la possibilité d'en
réserver d'autres comme l'exploitation commerciale
ou les oeuvres dérivées. Les titulaires
de droits qui décident de diffuser leurs oeuvres
sous licences d'accès ouvert Creative Commons
informent le public de conditions de mise à dispositions
plus favorables que ne le prévoit le droit
d'auteur par défaut.
Depuis le lancement de la version française
des licences Creative Commons en novembre 2004, plus
de 500000 oeuvres en France sont ainsi offertes avec
une autorisation de reproduction et de communication
au public, au minimum à des fins non commerciales,
au maximum avec la liberté de modification.
Dans le monde, on compte près de 200 millions
de liens vers les licences Creative Commons utilisées
pour la publication de photos, de musiques, de vidéos,
de livres, de radios...
Simples d'emploi, largement utilisés dans
le monde, adaptées dans plus de 40 juridictions
nationales, les licences Creative Commons fournissent
une solution flexible pour le partage des savoirs
et ouvrent de nouveaux espaces de diffusion réconciliant
les intérêts du public et la protection
des auteurs.
François Déchelle est un consultant
indépendant en informatique, spécialiste
de Linux et de l'open source. Il a travaillé à l'IRCAM
où il a réalisé le logiciel
jMax. Il est un des auteurs du SGBDO open source
EyeDB. Il est responsable technologies et relations
publiques de Creative Commons France.

Valérie Police
La Trocambulante [Un fonds
de photographies d'amateurs]
La trocambulante est une association à vocation artistique fondée en 2006. C’est un espace offert à la consultation et à l’emprunt de photographies d’amateurs. Le site internet est le refuge de ces photographies anonymes anciennes et plus récentes (www.trocambulante.com). Ce fonds constitue un ensemble éclectique d’images numérisées en haute définition d’après des tirages originaux. Il a pour objet de favoriser la création et s’adresse en premier lieu aux artistes, graphistes ou petits éditeurs. La trocambulante est un lieu d’échanges, les utilisateurs apportent leur contribution en envoyant un exemplaire de leur publication ou toute trace issue de l’exploitation de ces images. L'association participe jusqu'en septembre à l'exposition "Instants anonymes" au Musée d'Art contemporain de Strasbourg.
Valérie Police est graphiste diplômée de l'École Estienne et des Beaux-Arts de Rueil Malmaison. Elle débute aux Éditions Lonely Planet, travaille dans le domaine culturel auprès d'Arnaud Corbin, puis fonde Arkensielle en 2004, son propre atelier de conception graphique. En parallèle elle créée La trocambulante et participe ainsi à des réflexions liées à l'art contemporain.

Fabrizio M Rossi
AIAP: le métier
de graphiste en Italie
Le titre de mon intervention se veut
un hommage à un
célèbre livre de Albe Steiner, “Il
mestiere di grafico”, publié en 1978;
ce choix est aussi guidé par ma forte préférence
pour le mot ‘métier’ (qui a en
lui-même quelque chose du ‘mystère’ artisanal
et de la culture du geste) et avec l’idiosyncrasie
que j’ai pour le mot trop galvaudé et
prétentieux de ‘profession’ et
toutes ses déclinaisons. Présenter
l'Aiap, association italienne des graphistes, peut être
une occasion de parcourir l’histoire du graphisme
en Italie du 1945 à nos jours.
L'histoire en quatre étapes (et demi)
L’époque des pionniers; l'histoire est
dans les mots; entre affiche, pub et graphisme. L’époque
du changement; la diffusion sur le territoire. L’époque
du débat; la ”Charte
du projet graphique”; le “Code déontologique”.
L’époque
du développement; les
expositions, la “Galerie Aiap”, les éditions,
la revue “Progetto grafico”, le site
internet, SocialDesignZine, le projet “Italic”,
les assemblées, “Community Aiap”, “Laboratori
di carattere”, “TypoTour”, “Multiverso” (IDW);
l’engagement pour la formation et pour la réglementation
des concours; les rapports avec les associations
internationales... L’époque de la complexité;
les nouveaux défis. L’argent, la culture
du graphisme et le métier ‘qui
n’existe pas’. Travailler dans un pays
où l'appellation ‘graphiste’ ne
correspond à aucune catégories de compétences
reconnues.
Du “Tarifaire” au “Guide des honoraires”;
de l’argent à la méthode, en
ayant comme bût la conscience du projet.
Après des études artistiques, d’histoire
de l’art et de philologie, en 1985 il devient
consultant pour la fondation Olivetti, en réalisant
le catalogue général des éditions
1964-1984. Il crée l’atelier de graphisme
Ikona en 1987, dont l'activité est orientée
vers l’édition, les systèmes
d’identité visuelle et la photographie.
Ses propres travaux ont été présentés
lors de diverses expositions internationales, dont
trois Biennales à Brno. En 2001 il a réalisé,
pour le Consortium des bibliothèques et des
archives des instituts culturels de Rome (BAICR),
le CD-Rom “Novecento italiano”, dédié aux
sources de l’histoire contemporaine de l’Italie.
Depuis 1990, il associe l’enseignement à son
activité de graphiste; il a conçu et
développé également le programme
expérimental d’enseignement de la PAO
dans les prisons. Rédacteur de la revue “Progetto
grafico”, il a aussi publié plusieurs
articles et livres sur la typographie et le graphisme.
Il adhère à l’AIAP en 1991, il
siège au conseil national depuis 2006.
En 1997 je réalise – enfin! – mon
premier pas vers les Rencontres en rejoignant l’effervescente
session d’été à Lurs.

Philippe Lefait
Voir autrement
À l'heure de l'obsession des chiffres, une télévision sans valeurs ?
Philippe Lefait est journaliste à France 2. Il dirige le magazine "Des mots de minuit".

& une
exposition
Franck Jalleau
l’esprit
du geste
Rétrospective du 25 au 30 août 2008 à la Chancellerie de Lurs, Alpes de Haute-Provence
comportant de nombreux dessins originaux et recherches inédites.
Franck Jalleau est dessinateur de caractères. La singularité de ses créations se définit par la mise en valeur du geste calligraphique
dans ses dessins typographiques. Pour la première fois, Franck Jalleau a accepté d'exposer des éléments significatifs de sa création.
Né à Niort en 1962, Franck Jalleau étudie la calligraphie et le dessin
de lettres avec Bernard Arin, au Scriptorium de Toulouse. Par la suite, Il rejoint l'Atelier national de création typographique (ANCT) en 1985, où il poursuit son apprentissage aux côtés de Ladislas Mandel
et José Mendoza.
En 1987, l'Imprimerie Nationale lui propose de numériser l'ensemble
de ses caractères historiques et crée à cette occasion un poste
de dessinateur de caractères.
Il dessine pour celle-ci de nombreux caractères exclusifs aux aspects historiques (Romain du Roi, Grec du Roi), fiduciaire (Jalleau) ou encore éditorial (Roma). Par le biais de l'Imprimerie Nationale, il a la possibilité
de dessiner des caractères destinés à l'enrichissement d'identités visuelles (la Brive pour la ville de Brive-la-Gaillarde, etc.).
Depuis 1991, il enseigne la typographie à l'École Estienne et poursuit son activité de dessinateur des caractères.
ON
peut s'inscrire, c'est ouvert& !
(20% de remise sur l'inscription jusqu'au 1er juillet 2008).

Lire plus en attendant les résumés d'intervention...
On le désire passionnément, ou on
y voit la cause de tous les maux ; l’argent
en soi n’est pourtant pas toujours le mal et
on constate aujourd’hui que la gratuité peut
s’avérer un miroir aux alouettes. Payer
(son information, la création,…) peut-être
un moyen de préserver sa liberté, d’affirmer
son indépendance. Un contrat. L’argent
est finalement bien indifférent au bien et
au mal : il en va autrement des comportements qu’il
provoque. Si l’argent doit faciliter, fluidifier
(on parle de sa liquidité) les échanges
d’objets de nature différente, il peut
s’avérer beaucoup moins fluide, voire
plein d’aspérités. Un champ miné de
questionnements, de difficultés. C’est
le cas pour les arts graphiques, classés parmi
les arts appliqués, et séparés
du monde « désintéressé et
pur » des beaux arts, quand la finalité des
oeuvres est extérieure, qu’elles ne
sont pas autonomes, et font l’objet d’une
commande initiale, d’une transaction finale.
Part plus ou moins assumée du travail du
graphiste, l’argent rappelle chaque jour le
lien qui subordonne cette création à son
commanditaire autant qu’à son auteur.
Le doute est toujours possible : est-il un signe
de reconnaissance, de succès, ou bien d’asservissement,
d’échec ?
Le graphiste s’efforce ainsi de maintenir
cet équilibre précaire entre la contrainte
et la liberté, entre allégeance et
l’affirmation de soi et de son style. Un équilibre
qui devient une tension depuis que la réclame,
la publicité ou la communication, consacrent
tant de talent à promouvoir d’autres
transactions, d’autres consommations, comme
en cascade. Pour que la reconnaissance artistique
finisse par atténuer cette tension de l’économique,
il faudrait au graphiste atteindre la notoriété suffisante
qui le libèrerait, comme créateur,
de tout lien. À moins que ce soit là une
autre illusion… serait-il alors toujours graphiste
?
Mais, croirons-nous que c’est un hasard si
le graphisme est précisément le lieu
de cette tension ? Qui pense à regarder de
plus près les termes du contrat ?
Au-delà de la pratique, du vécu, de
l’expérience graphique, il y a en effet
la proximité, et même la parenté intime
des signes et de l’argent, tous deux fondés
sur le consensus ou la convention. L’argent
est un signe parmi les autres qui ne vaut ce qu’il
vaut que parce que nous y croyons tous ensemble au
même moment. Cessons d’y croire et il
ne vaut plus rien, le grand Krach. Et le signe ?
Ferdinand de Saussure, dès la formulation
de sa théorie linguistique, complète
rapidement sa description aujourd’hui classique
du signifiant (forme) et du signifié (idée)
par un troisième concept fondamental qu’il
décide d’appeler… la valeur :
la différence entre les signes, qui cohabitent
comme les pièces d’un puzzle, y finit
par compter d’avantage que la signification
exacte de chacun d’entre eux. Autrement dit,
les signes forment un système, un monde en
soi, un monde essentiel à l’activité humaine.
Il n’est donc pas surprenant de voir avec quel
empressement les compagnies, firmes et institutions
désincarnées se bousculent pour entrer
dans son alphabet et se font forger des signes les
représentant. Leurs logotypes y sont comme
leurs avatars dans le deuxième monde, celui
des signes, celui qui vaut.
Graphisme et typographie constituent ainsi le champ
privilégié où se crée,
et se joue le jeu de la valeur. De quoi faire tourner
la tête des praticiens graphistes et typographes… d’inquiétude
ou d’ivresse.
Les Rencontres internationales de Lure parcourent
cet été en signes et en images, en
paroles et… en chiffres, avec les graphistes,
typographes, photographes, historiens, chercheurs
et quelques empêcheurs de compter en rond.
ON
peut s'inscrire, c'est ouvert !
(20% de remise sur l'inscription jusqu'au 31 juillet
2008).
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