Attention, archive !
Le site des Rencontres
de Lure a changé !
il est ici : delure.org

Vous êtes dans les archives (sortir) :
2009 - Secrets, les énigmes de l'écriture et de l'image
2008 - Vendu, le contrat graphique
2007 - Tout ou rien
2006 - L'écrit d'amour
2005 - Voyage en classe typo

Semaine de typographie à Lurs,
du 25 au 30 août 2008

ON peut s'inscrire, c'est ouvert !
(20% de remise sur l'inscription jusqu'au 31 juillet 2008)


Le « contrat » graphique : commande, création, rémunération. Parfois aussi : un inconfort. À sa question sincère et pressante « que vaut vraiment ma création ? », le graphiste s'entend répondre par la petite voix malicieuse du doute : « sur le marché ? ».
Le vécu, souvent passionné (et passionnant) de cette relation à l'argent est ainsi occulté, comme par pudeur, ou par malaise. Encore moins souvent abordée, la question essentielle : est-ce un hasard si le graphisme est le lieu où la tension entre la création et le commerce, l'art et l'argent semble la plus vive ? Il suffit peut-être de regarder les termes du contrat pour y répondre. Graphisme et typographie semblent constituer le champ privilégié où se crée, et se joue le jeu de la valeur. De quoi faire tourner la tête de ses praticiens... d'inquiétude ou d'ivresse.
Rencontres et images, en paroles et... en chiffres, avec les graphistes, typographes, photographes, historiens, chercheurs et quelques empêcheurs de compter en rond.

ils ont dit oui, les intervenants :

François Banière | La fabrication du papier-monnaie
Philippe Lefait | Ce que pourrait être la télévision
Vincent Perrottet | Création vs transaction
Roger Pfund | Papier de valeur
Valérie Police | La trocambulante - Lieu d'échanges et d'images
Marie-Astrid Bailly-Maître | PCQM : l'art d'être cher
Frank Adebiaye | Observateur typographique libre
Julien Janiszewski | La Laiterie - Une fonderie individuelle
Jean-Baptiste Levée | Fondu, codé
Pierre-Marie Jamart et Guillaume Crouzet | Zone opaque et fait main
Nadine Chahine | Linotype - What is the value of a font?
François Dechelle (Creative Commons) | L'accès à la création
Fabrizio Rossi | L'AIAP, association italienne de designers
Christian Paput, François Weil, guest Franck Jalleau | Garamond Patrimoine
Clément Charbonnier | L'Éloge de la lenteur
Sébastien Morlighem | La Bibliothèque typographique : monographies
Dominique Sagot-Duvauroux | L'art et l'argent
Laura Meseguer | Barcelone-Lurs
François Weil | Graphê, chronique d'un bulletin typographique
Fanny Garcia & Jack Usine | Smeltery, une fonderie, du payant & du gratuit
Emmanuel Lamotte | Lignes et codes
Nelly Gable | Le cabinet des poinçons de l'Imprimerie Nationale
Pierre Gosselin | Vérités et mensonges...
Bruno Dardelet | Communiquer : la foi
Juja Lula | Chanteuses talentueuses
et d'autres encore... tout le monde ci-dessous :

ON peut s'inscrire, c'est ouvert !
(20% de remise sur l'inscription jusqu'au 31 juillet 2008).

dimanche 24 août

16h Accueil des participants
18h Coup de bleu
22h Petits films apéritifs


lundi 25 août

Compte de fée par Peter Knapp "10 euros"

Marie-Astrid Bailly-Maitre
PCQM, le pacte ECOgraphique ou "l'art d'être cher"

PCQM (fondé en 2006) est un organisme de certification ÉCOgraphique local, dont les membres graphistes labellisés, vendent plus cher et dont les membres commanditaires approuvés, achètent plus cher, ceci dans l’intérêt bien compris des uns et des autres. Démonstration.

Marie-Astrid vit à Paris depuis 1985. Formée aux lettres modernes facultatives, à l’édition et passée par l’École Estienne, elle débute aux éditions médicales Vigot-Maloine puis au Seuil et devient graphiste free-lance en 1992 pour l’édition de livres, ou le design d’interfaces écran… Parallèlement, elle est auteur pour la jeunesse. Elle accède enfin au poste convoité de chargée de communication PCQM en 2008.

 

Vincent Perrottet
Le sujet commande

Pratiquer le graphisme comme un art de faire et non comme un acte de soumission à la commande (au client...). Ne se consacrer qu'à des sujets dont on peut se sentir responsable. Travailler dans l'altérité avec le commanditaire. Se cultiver sur le sujet et cultiver la commande sur le graphisme. Faire respecter ses connaissances et son expérience. Si cela semble impossible, mieux vaut ne rien faire.

En 1983, rencontre décisive avec le collectif Grapus avec lequel il travaillera jusqu'en 1989 année où il crée avec Gérard Paris-Clavel Les Graphistes Associés qui se définissent comme un atelier de conception d'images publiques d'utilité sociale cherchant à développer en France une pratique du graphisme responsable. Aujourd'hui graphiste libre et indépendant, il est aussi enseignant. Il travaille en association avec Anette Lenz pour "La filature" (Mulhouse) et le Nouveau Relax (Chaumont). Il a obtenu de nombreux prix et distinctions.

 

François Weil
Graphê, chronique d'un bulletin

L'association Graphê publie 3 fois par an un bulletin de 24 pages pour la promotion de la typographie. Quelles sont les valeurs et la motivation qui poussent chacun de ses collaborateurs à réaliser bénévolement ce bulletin dont le numéro 40 vient de paraître ?

François Weil est graphiste indépendant. Il a travaillé pour des groupes industriels, des éditeurs et de grandes administrations.

 

Julien Janiszewski
La microfonderie la laiterie

Et l’argent dans tout ça ? Combien me rapporte mon activité de création typographique ? Les royalties ? Les typos de commande ? Comment tout cela fonctionne (licence à des grosse fonderies, contrats, etc.). Quel est l’avenir de la laiterie ?


Après un passage par le DSAA typographie d’Estienne et 3 ans (de salariat en agence), j’ai créé La Laiterie en 2002. Au début ce sont surtout les caractères réalisés durant mes années d’études (1993-98) que j’ai présenté et distribué au travers du site. Ma période de typographie «expérimental» étant quelque peu révolue je m’attache aujourd’hui à concevoir des familles de caractères plus pérennes sans pour autant oublier d’expérimenter autour du signe.


Jean-Baptiste Levée

Contrôle technique et développement durable

Considérations technologiques et économiques du développement de fontes, englobant notamment l'observation de la pratique artistique et le respect de l'utilisateur final.

2006 – … : ATypI, représentant français
2005 – 2007 : Zone Opaque, secrétaire
2007 – … : Zone Opaque, président
2005 – … : créateur de caractères & développeur de fontes freelance

 

Fanny Garcia et Jack Usine
GUsto, SMeltery, Sainte-Machine, le Vilain & Cie

Fanny Garcia & Jack Usine, jeunes graphistes indépendants, viennent présenter à travers des projets clés (personnels ou collectifs) une manière de jongler entre initiatives non-lucratives et travaux de commande peu fréquents.

Fanny Garcia et Jack Usine, tous deux diplômés des beaux-arts de Bordeaux, opèrent ensemble en tant qu’indépendants depuis 2005. S’ils travaillent en binôme sous le nom de GUsto (Garcia Usine studio), leur production s’étend et s’enrichit au gré des collectifs et associations.

 

Pierre Gosselin
À propos des vérités et mensonges, F. for fake

Toujours à la recherche d’argent pour faire un film — son dernier long métrage —, Orson Welles va jouer justement sur le mensonge et l’escroquerie à tous les niveaux en « bricolant » ce film à partir de différents tournages où il se met en scène comme magicien et comme interviewer de deux escrocs, Elmyr de Hory (peintre faussaire) et son « biographe » Clifford Irving (auteur d’une fausse biographe d’Howard Huges) ; sans oublier de filmer sa dernière compagne, sous « le regard » d’une photo de Picasso.
Jouant sur le montage, dont il est expert, Welles arrive à faire un film qui est l’occasion d’une réflexion, sur le vrai et le faux en art, la vérité et le mensonges. N’est-ce pas Cocteau qui disait : « je suis un mensonge qui dit la vérité »

Etudiant de Gérard Blanchard à Paris 13 qui m’a amené à Lurs ; je participe aux Rencontres depuis 1976. Assistant au département audiovisuel de l’université de Constantine, puis maître de conférences à l’Université catholique de l’Ouest à Angers j’y ai dirigé le département Information et communication jusqu’en 2003. Parallèlement, j’ai assuré jusqu’en 2007, des enseignements à l’Institut supérieur de Polynésie française. Sensibilisé à la typographie et à la mise en page par mon expérience lursienne, j’ai développé dans mes formations, outre les enseignements purement audiovisuels, la pratique de la PAO et du multimédia.


mardi 26 août


Compte de fée par Peter Knapp "100 euros"


Nelly Gable

Cabinet des Poinçons

Quelques inconnus sur la collection orientale de l’Imprimerie nationale. Analyse des poinçons tibétains corps 25 gravés en 1738 provenant de Rome.Caractères accentués : programme de gravure du Bodoni commencé en 1953 à l’Imprimerie nationale en corps 7, 8, 9, 10 et 12 pour la composition des langues étrangères.


Nelly Gable est une femme graveur au Cabinet des poinçons de l’Imprimerie Nationale : elle peut être considérée comme une des rares personnes à être dépositaire d’un savoir faire vieux de plus de 500 ans.

 

Christian Paput et François Weil
garamond patrimoine

En s’économisant la réflexion sur l’avenir du cabinet des poinçons, des presses à imprimer, de la bibliothèque historique de l’imprimerie nationale, la France pourrait être responsable de la disparition d’une partie du patrimoine culturel de l’humanité. Garamondpatrimoine veille, alerte, fédère, propose, en bref : milite pour permettre d’aboutir à une solution pérenne.

 

Pierre-Marie Jamart & Guillaume Crouzet [zone opaque]
Artiche

Qu’est-ce qu’on fout là ? Comment rester fauché en vendant des trucs très chers ? Pourquoi l’inflation est-elle plus forte à la zone opaque que dans le reste du monde civilisé ? Se la péter suffit-il à convaincre nos michés d’entretenir la croissance débile qui finance nos RMI ? Mais où veut-on en venir ?

 

La zone opaque est née en 2004 du refus du travail (contrats, patrons i tutti quanti) et de l’envie de fabriquer malgré tout des livres de façon (relativement) autonome. Elle comprend dans un atelier à Pantin (9-3) avec triple exposition E-S-W, kitchenette et sono, des machines, des matrices, trois opérateurs et elle se développe le long d’un flux d’artistes, d’artiche et de papier.

 

Yves Perrousseaux
Pierre-Simon Fournier (1712-1768)

Le typographe savant du siècle des Lumières
Ce Parisien solitaire, doué et passionné, a réalisé différents caractères de son temps et une infinité de vignettes permettant des constructions décoratives modulables sans fin, un Manuel typographique très complet (en deux tomes) qui fait encore autorité, et des études astucieuses sur le système de points typographiques. Le point Fournier, système qui sera perfectionné un peu plus tard par François-Ambroise Didot, prendra alors le nom de point Didot. En 1912, la fonderie Georges Peignot et Fils reprendra les créations de Fournier et en fera la base de ses caractères Cochin et Nicolas Cochin.


Yves Perrousseaux est né à Troyes en 1940. Ancien élève de Guillaume Met de Penninghem et de Jacques d'Andon, il fait ses débuts professionnels à Paris, puis, en 1968, l'éditeur Robert Morel le fait venir en Haute-Provence où il réside toujours. Il enseigne quelques années à la faculté des lettres d’Aix-Marseille, fonde l’Atelier Perrousseaux qui sera spécialisé dans la communication industrielle, et à partir de 1995, va publier des ouvrages technico-didactiques et culturels concernant la typographie, la mise en page, etc. Il est l’auteur du Manuel de typographie française élémentaire et de son complément Mise en page & impression (deux ouvrages de référence), ainsi que du premier tome de Histoire de l’écriture typographique (de Gutenberg au 17e siècle), une grande fresque en plusieurs volumes abondamment documentée et illustrée, qui n'a pas d'équivalent. Le premier tome est paru en 2006, et le deuxième (les 18e et 19e siècles) devrait paraître l'année prochaine.

 

Nadine Chahine
Que vaut une police ?

La création de caractères est une activité intime qui finit totalement exposée. Les béotiens sont souvent déconcertés d’apprendre que, oui, les polices sur leur ordinateur ont été tracées par la main humaine. Une fois avertis du temps que prend la conception et la production d’une police, leur surprise se fait rapidement curiosité, se teinte même d’admiration. Nous allons essayer un voyage personnel au centre de la création de caractère, en essayant d’estimer au passage la valeur que la bonne typographie apporte à la création et le rôle qu’elle joue dans notre vie quotidienne.


Nadine Chahine est une conceptrice de caractères libanaise reconnue qui s'intéresse particulièrement à la typographie arabe. Elle a étudié le design graphique à l'Université américaine de Beyrouth et lacréation de caractères à l'Université de Reading, Royaume-Uni. Au cours de ses études à Reading, elle a mis l'accent sur la relation entre les écritures arabes et latines et les possibilités de créer une relation harmonieuse entre elles. Elle a enseigné le design typographique arabe à l'Université américaine à Dubaï et à l'université américaine de Beyrouth. En 2005, elle rejoint Linotype comme spécialiste de l'arabe e vit en Allemagne depuis lors.
En Septembre 2007, elle a commencé un doctorat à l'université de Leyde sur l'étude de la lisibilité pour l'écriture arabe. Elle a remporté le Prix du doyen pour la réussite créative de l'Université américaine de Beyrouth en 2000, et un Prix d'excellence en conception de caractères du Type Directors Club de New York en 2008. Ses caractères : Frutiger Arabic, Palatino Arabic, Koufiya, Janna, Badiya, et BigVesta Arabic.


Clément Charbonnier
Éloge de la lenteur

Présentation d’une série de recherches graphiques à contre courant du phénomène d’accélération, de compression généralisée du temps, lié au développement de la mondialisation économique et du fonctionnement en temps réel, - dans la production comme dans la réception du message - pour proposer une réflexion sur les bienfaits et les propriétés créatives de la lenteur.


BTS Communication visuelle au lycée Auguste Renoir, Paris 18e
DSAA Créateur - concepteur à l’école supérieure d’arts appliqués de Bourgogne, Nevers. (deuxième année consacrée à un projet de diplôme autour d’un éloge de la lenteur)

Délphine Cordier
Graphisme et saisons

Delphine Cordier entame sa 5e saison de graphisme pour le Centre Dramatique national de Montreuil. Un travail de commande en continu, qui implique un lien fort avec le client et un investissement intense. Tout au long de la saison, chaque spectacle est un terrain d'expérimentation graphique, mais les conceptions doivent répondre aux impératifs temporels, politiques, publicitaires, artistiques et budgétaires.
De la saison 04-05 (sous la direction artistique d'Atalante-Paris), à la saison 08-09 dans le Nouveau théâtre de Montreuil, en passant par la mise en place d'une méthode de travail à distance et un changement d'identité total, elle présentera l'évolution d'un projet, les étapes, les décisions, la relation avec l'interlocuteur.
La commande régulière d'un théâtre, c'est aussi le face à face avec une équipe. En tant qu'indépendante, il faut s'imposer dans la négociation : pas de tabou avec l'argent !
Le mois du film documentaire, un autre exemple de graphisme saisonnier : face à une structure réduite, sans professionnel de la communication, le rôle du graphiste est différent.

Diplôme de communication visuelle de l’ENSAD (arts déco Paris)
2 ans avec Atalante-Paris,
Installation à Toulouse depuis 2 ans.

 

François Weil
Lisible, illisible

Un texte est composé pour être lu. Cet exposé propose un voyage dans différents domaines où le sentiment de lisible et d'illisible est perceptible.

François Weil est graphiste indépendant. Il a travaillé pour des groupes industriels, des éditeurs et de grandes administrations.

 

 

Jacques Monnier-Rabbal
Du marbre au bois, inscriptions "lapido-xylo-graphiques"

Maints chalets alpins suisses portent des insciptions taillées dans le bois
de leurs façades. Versets bibliques, formules votives, noms des charpentiers et des propriétaires... Multiséculaire, cette tradition se maintient, dans la vallée vaudoise des Ormonts, notamment.

Jacques Monnier-Raball, né en 1932. Licences ès lettres de l'Université de
Lausanne. Directeur honoraire de l'Ecole cantonale d'art de Lausanne (ECAL), chargé de cours honoraire du CETEC (Université Paris-Dauphine).
Collaborations à de nombreuses revues. A publié: Félix Vallotton (Rencontre et Ex Libris, Lausanne et Zurich), Simuler/Dissimuler (Payot, Paris), Dentelle et dynamite (Aire, Vevey), etc.


Le grand Chalet de Rossiniere (Suisse) ayant appartenu à Balthus


mercredi 27 août


Matinée parasol

Apportez vos travaux !

Tous les participants à la semaine sont invités à présenter leurs travaux de recherches ou de commandes. Les ventes et achats ne sont pas interdits.

 

 

Grand prix des Rencontres de Lure avec Linotype

Tous les participants sont également invité à participer en présentant leurs travaux de recherches ou de commandes. Un jury, composé des personnalités invitées, décernera le grand prix le jeudi soir. Un prestigieux galet de la Durance dédicacé par le jury est remis au lauréat qui se voit également offrir la gratuité de la semaine d’été 2009 et une pochette surprise Linotype.

 

 

Soirée Le tout bio !
Apéro-dîner

Nous vous proposons un dîner luxuriant dans la luxuriante vallée du Jabron à la ferme auberge « Danse l’ombre » Ses propriétaires font le pari de concocter leur repas avec des produits élevés et cultivés dans la vallée. Repas hors forfait



 


jeudi 28 août

Compte de fée par Peter Knapp "500 euros"

Roger Pfund
Le design, l'architecture et l'évènement. Réalisations en trois dimensions

Roger Pfund exerce dans 3 domaines d’activités : graphisme, design et architecture, et enfin création de billets de banque et de titres (les papiers-valeur). C’est évidement cette troisième facette de sa créativité qu’il fera miroiter à Lurs cet été. Inventeur du billet thématique et concepteur des premiers programmes informatiques pour le billet de banque, il a, parmi de nombreuses réalisations monétaires, conçu la dernière série des billets français entre 1982 et 1999.

 

Artiste peintre, graphiste et designer Suisse et Français, Roger Pfund est né à Berne en 1943. Depuis 1971, il vit et travaille à Genève où il dirige un atelier d’une douzaine de collaborateurs. Dès 1966, Roger Pfund expose son travail personnel sur les cinq continents.

 

Alain Weill
Tel est le prix qu’il croyait vendre

Comment ce qui au départ ne vaut rien finit parfois par valoir quelque chose.

 

Alain Weill est ancien directeur du musée de l'affiche, expert en ventes publiques à Paris et New York.

 

François Banière
Papier monnaie

Faire des papiers qui satisfont l'imprimeur, la banque centrale, l'homme de la rue, qui vivent très longtemps et son incopiables.

uniquement l'expérience d'un fabricant de papiers et entre autres de papiers monnaie

 

Dominique Sagot Duvauroux
L'art et l'argent, spécificités du marché de l'art contemporain

La construction de la valeur sur le marché de l'art accorde une place croissante aux stratégies financières et de communication. Le rôle des galerie s'en trouve réduit au profit d'acteurs généralement issus des milieux financiers et jouant simultanément les rôles de collectionneur, de commissaire d'exposition et de marchand.


Dominique Sagot-Duvauroux, professeur à l'Université d'Angers et directeur du GRANEM à Angers, a écrit plusieurs livres sur l'industrie des secteurs culturels dont "Le marché de l'art contemporain", avec Nathalie Moureau paru en mai 2006.

 

 

Bruno Dardelet
La justification par l’argent ?

Longtemps les autorités catholiques cultivèrent une relation étroite et malsaine envers l’argent, diabolisant le riche en déformant l’évangile, en bénéficiant de largesses financières générées plus par la crainte que par la conviction. La séparation de l’Église et de l’État renversait la donne. Il fallait que les fidèles financent leurs prêtres. Naissait alors le «Denier du Clergé » devenu « Denier de l’Église ». La transformation de la pratique religieuse ne facilitait plus la prise de conscience des catholiques pour subvenir à la formation et à la vie de leurs prêtre. La communication publicitaire venait alors au secours des diocèses…


Bruno Dardelet est né en 1942 à Grenoble, imprimeur de 1961 à 1991, il a été représentant de sa profession dans des instances syndicales locales et nationales. En 1982 il fonde BD/Consultant, agence de communication en charge des diocèses et de l'église… Il est, parmi d'autres ouvrages, auteur de « Et Dieu Créa la communication » et de « La pastorale et l’argent ».

 

 

Malte Martin
M. Martin pense qu'il est une souris

Sur le métier qui rentre, qui sort, qui rentre... sur les conditions de travail dans la commande graphique.

Malte Martin croise une approche de design de communication et de graphisme d'auteur pour des commanditaires culturelles, le théâtre, la danse et la musique contemporaine. Avec agrafmobile il a ouvert un champ artistique qui investit l’espace urbain et les territoires du quotidien. C’est en même temps un espace d’expérimentation entre création visuelle et sonore, le geste et le signe.

 

 

Sébastien Morlighem
La bibliothèque typographique

La culture typographique diffusée sous une forme éditoriale imprimée – le livre, donc – a ses héros, mais aussi ses lacunes. La Bibliothèque typographique est un projet de collection en développement pour Ypsilon éditeur. Elle sera principalement dédiée aux graveurs de poinçons et aux dessinateurs de caractères. Elle publiera des recueils rassemblant des essais, une chronologie et une bibliographie soigneusement documentés et illustrés, en français et et anglais. Elle présentera également des traductions de textes emblématiques écrits par des créateurs et des historiens, encore inédits en français. Cette conférence retracera la genèse de cette aventure naissante, abordant notamment sa dimension économique et scientifique, et présentera en avant-première quelques extraits des deux premiers volumes à paraître en mars 2009 : Firmin Didot et José Mendoza y Almeida.

Sébastien Morlighem est enseignant en histoire de la typographie à l’école Estienne et l’école supérieure d’art et de design d’Amiens.
Il donne régulièrement des conférences et commence une recherche sur l’histoire de la typographie en France au XXe siècle.


de gauche à droite : Martin Majoor, José Mendoza, Sébastien Morlighem


Laura Meseguer
Barcelone-Lurs

Laura Meseguer est graphiste indépendante. elle fait partie du collectif Type-0-Tones, une fonderie installée à Barcelone depuis plus de 15 ans. Professeur de typographie à l'école Eina and Elisava de Barcelone. Elle a remporté le prix d'excellence du Type director's club pour sa typo Rumba.


Rumba


 

 

Juja Lula
Chansons ou pas

Concert en plein air à l’amphithéâtre Marius.
Un duo de chanteuses inattendu, aux textes cinglants d’une jeunesse à fleur de peau... Et voilà qu’elles dénoncent le monde et ses misères avec l’insolence des femmes mûres... L’écriture chaotique frôle l’innocence de l’enfance et nous donne un coup de baume au coeur. L’accordéon noir vibre et pleure, le piano blanc tient la barre et nos deux chanteuses se renvoient les balles d’un monde à la dérive... Les chansons font des ronds dans l’eau, comme un pavé dans une mare de bisous.


 

 


vendredi 29 août

Compte de fée par Peter Knapp "1 euro"

Frank Adebiaye
Les curiosités typographiques

La rubrique Curiosités Typographiques existe sur le blog velvetyne depuis le 27 mai 2006. Il s'agit de poser sur la création typographique contemporaine et sur le patrimoine typographique un regard à la fois décalé et encyclopédique.
Le but est de valoriser au maximum la typographie en tant que discipline cardinale, se situant au croisement de la culture, de la communication et de la technologie.

Né le 12 avril 1982 à Versailles. Études au collège puis au lycée Stanislas (1995-2002). École supérieure de Commerce de Reims (diplômé en 2006)
Auditeur chez Ernst & Young depuis juin 2006

 

Emmanuel Lamotte
Le code en partage

Créer du code à plusieurs
Méritocratie «Démocratie et gratuité»
Vivre du «gratuit»

1998 Architecte ENSAIS
2002 Membre du collectif Téléférique
2008 Auteur de site web – Programmeur indépendant


une sorte de légende par mail :
il s'agit d'une photo qui illustre un workshop que j'ai fait autour du
hack et des problèmes des licences
http://www.lafriche.org/digitalemeute/
http://www.lafriche.org/digitalemeute/index.php?n=Main.StyloBilleCodeSource
http://www.lafriche.org/digitalemeute/index.php?n=Main.OpenBar

 

 

François Dechelle
Créer en commun / Creative Commons

Les licences Creative Commons sont des licences simples à mettre en place par lesquels les titulaires de droits accordent au public des autorisations non exclusives pour certaines utilisations, tout en ayant la possibilité d'en réserver d'autres comme l'exploitation commerciale ou les oeuvres dérivées. Les titulaires de droits qui décident de diffuser leurs oeuvres sous licences d'accès ouvert Creative Commons informent le public de conditions de mise à dispositions plus favorables que ne le prévoit le droit d'auteur par défaut.
Depuis le lancement de la version française des licences Creative Commons en novembre 2004, plus de 500000 oeuvres en France sont ainsi offertes avec une autorisation de reproduction et de communication au public, au minimum à des fins non commerciales, au maximum avec la liberté de modification. Dans le monde, on compte près de 200 millions de liens vers les licences Creative Commons utilisées pour la publication de photos, de musiques, de vidéos, de livres, de radios...
Simples d'emploi, largement utilisés dans le monde, adaptées dans plus de 40 juridictions nationales, les licences Creative Commons fournissent une solution flexible pour le partage des savoirs et ouvrent de nouveaux espaces de diffusion réconciliant les intérêts du public et la protection des auteurs.

François Déchelle est un consultant indépendant en informatique, spécialiste de Linux et de l'open source. Il a travaillé à l'IRCAM où il a réalisé le logiciel jMax. Il est un des auteurs du SGBDO open source EyeDB. Il est responsable technologies et relations publiques de Creative Commons France.

 

Valérie Police
La Trocambulante [Un fonds de photographies d'amateurs]

La trocambulante est une association à vocation artistique fondée en 2006. C’est un espace offert à la consultation et à l’emprunt de photographies d’amateurs. Le site internet est le refuge de ces photographies anonymes anciennes et plus récentes (www.trocambulante.com). Ce fonds constitue un ensemble éclectique d’images numérisées en haute définition d’après des tirages originaux. Il a pour objet de favoriser la création et s’adresse en premier lieu aux artistes, graphistes ou petits éditeurs. La trocambulante est un lieu d’échanges, les utilisateurs apportent leur contribution en envoyant un exemplaire de leur publication ou toute trace issue de l’exploitation de ces images. L'association participe jusqu'en septembre à l'exposition "Instants anonymes" au Musée d'Art contemporain de Strasbourg.

 

Valérie Police est graphiste diplômée de l'École Estienne et des Beaux-Arts de Rueil Malmaison.  Elle débute aux Éditions Lonely Planet, travaille dans le domaine culturel auprès d'Arnaud Corbin, puis fonde Arkensielle en 2004, son propre atelier de conception graphique. En parallèle elle créée La trocambulante et participe ainsi à des réflexions liées à l'art contemporain.

 

Fabrizio M Rossi
AIAP: le métier de graphiste en Italie

Le titre de mon intervention se veut un hommage à un célèbre livre de Albe Steiner, “Il mestiere di grafico”, publié en 1978; ce choix est aussi guidé par ma forte préférence pour le mot ‘métier’ (qui a en lui-même quelque chose du ‘mystère’ artisanal et de la culture du geste) et avec l’idiosyncrasie que j’ai pour le mot trop galvaudé et prétentieux de ‘profession’ et toutes ses déclinaisons. Présenter l'Aiap, association italienne des graphistes, peut être une occasion de parcourir l’histoire du graphisme en Italie du 1945 à nos jours.
L'histoire en quatre étapes (et demi)
L’époque des pionniers; l'histoire est dans les mots; entre affiche, pub et graphisme. L’époque du changement; la diffusion sur le territoire. L’époque du débat; la ”Charte du projet graphique”; le “Code déontologique”. L’époque du développement; les expositions, la “Galerie Aiap”, les éditions, la revue “Progetto grafico”, le site internet, SocialDesignZine, le projet “Italic”, les assemblées, “Community Aiap”, “Laboratori di carattere”, “TypoTour”, “Multiverso” (IDW); l’engagement pour la formation et pour la réglementation des concours; les rapports avec les associations internationales... L’époque de la complexité; les nouveaux défis. L’argent, la culture du graphisme et le métier ‘qui n’existe pas’. Travailler dans un pays où l'appellation ‘graphiste’ ne correspond à aucune catégories de compétences reconnues.
Du “Tarifaire” au “Guide des honoraires”; de l’argent à la méthode, en ayant comme bût la conscience du projet.

Après des études artistiques, d’histoire de l’art et de philologie, en 1985 il devient consultant pour la fondation Olivetti, en réalisant le catalogue général des éditions 1964-1984. Il crée l’atelier de graphisme Ikona en 1987, dont l'activité est orientée vers l’édition, les systèmes d’identité visuelle et la photographie. Ses propres travaux ont été présentés lors de diverses expositions internationales, dont trois Biennales à Brno. En 2001 il a réalisé, pour le Consortium des bibliothèques et des archives des instituts culturels de Rome (BAICR), le CD-Rom “Novecento italiano”, dédié aux sources de l’histoire contemporaine de l’Italie. Depuis 1990, il associe l’enseignement à son activité de graphiste; il a conçu et développé également le programme expérimental d’enseignement de la PAO dans les prisons. Rédacteur de la revue “Progetto grafico”, il a aussi publié plusieurs articles et livres sur la typographie et le graphisme. Il adhère à l’AIAP en 1991, il siège au conseil national depuis 2006.
En 1997 je réalise – enfin! – mon premier pas vers les Rencontres en rejoignant l’effervescente session d’été à Lurs.


Philippe Lefait
Voir autrement

À l'heure de l'obsession des chiffres, une télévision sans valeurs ?


Philippe Lefait est journaliste à France 2. Il dirige le magazine "Des mots de minuit".

 


& une exposition
Franck Jalleau
l’esprit du geste

Rétrospective du 25 au 30 août 2008 à la Chancellerie de Lurs, Alpes de Haute-Provence
comportant de nombreux dessins originaux et recherches inédites.


Franck Jalleau est dessinateur de caractères. La singularité de ses créations se définit par la mise en valeur du geste calligraphique dans ses dessins typographiques. Pour la première fois, Franck Jalleau a accepté d'exposer des éléments significatifs de sa création.

Né à Niort en 1962, Franck Jalleau étudie la calligraphie et le dessin de lettres avec Bernard Arin, au Scriptorium de Toulouse. Par la suite, Il rejoint l'Atelier national de création typographique (ANCT) en 1985, où il poursuit son apprentissage aux côtés de Ladislas Mandel et José Mendoza.

En 1987, l'Imprimerie Nationale lui propose de numériser l'ensemble de ses caractères historiques et crée à cette occasion un poste de dessinateur de caractères.

Il dessine pour celle-ci de nombreux caractères exclusifs aux aspects historiques (Romain du Roi, Grec du Roi), fiduciaire (Jalleau) ou encore éditorial (Roma). Par le biais de l'Imprimerie Nationale, il a la possibilité de dessiner des caractères destinés à l'enrichissement d'identités visuelles (la Brive pour la ville de Brive-la-Gaillarde, etc.).

Depuis 1991, il enseigne la typographie à l'École Estienne et poursuit son activité de dessinateur des caractères.

ON peut s'inscrire, c'est ouvert& !
(20% de remise sur l'inscription jusqu'au 1er juillet 2008).

 

 

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On le désire passionnément, ou on y voit la cause de tous les maux ; l’argent en soi n’est pourtant pas toujours le mal et on constate aujourd’hui que la gratuité peut s’avérer un miroir aux alouettes. Payer (son information, la création,…) peut-être un moyen de préserver sa liberté, d’affirmer son indépendance. Un contrat. L’argent est finalement bien indifférent au bien et au mal : il en va autrement des comportements qu’il provoque. Si l’argent doit faciliter, fluidifier (on parle de sa liquidité) les échanges d’objets de nature différente, il peut s’avérer beaucoup moins fluide, voire plein d’aspérités. Un champ miné de questionnements, de difficultés. C’est le cas pour les arts graphiques, classés parmi les arts appliqués, et séparés du monde « désintéressé et pur » des beaux arts, quand la finalité des oeuvres est extérieure, qu’elles ne sont pas autonomes, et font l’objet d’une commande initiale, d’une transaction finale.

Part plus ou moins assumée du travail du graphiste, l’argent rappelle chaque jour le lien qui subordonne cette création à son commanditaire autant qu’à son auteur. Le doute est toujours possible : est-il un signe de reconnaissance, de succès, ou bien d’asservissement, d’échec ?

Le graphiste s’efforce ainsi de maintenir cet équilibre précaire entre la contrainte et la liberté, entre allégeance et l’affirmation de soi et de son style. Un équilibre qui devient une tension depuis que la réclame, la publicité ou la communication, consacrent tant de talent à promouvoir d’autres transactions, d’autres consommations, comme en cascade. Pour que la reconnaissance artistique finisse par atténuer cette tension de l’économique, il faudrait au graphiste atteindre la notoriété suffisante qui le libèrerait, comme créateur, de tout lien. À moins que ce soit là une autre illusion… serait-il alors toujours graphiste ?

Mais, croirons-nous que c’est un hasard si le graphisme est précisément le lieu de cette tension ? Qui pense à regarder de plus près les termes du contrat ?

Au-delà de la pratique, du vécu, de l’expérience graphique, il y a en effet la proximité, et même la parenté intime des signes et de l’argent, tous deux fondés sur le consensus ou la convention. L’argent est un signe parmi les autres qui ne vaut ce qu’il vaut que parce que nous y croyons tous ensemble au même moment. Cessons d’y croire et il ne vaut plus rien, le grand Krach. Et le signe ? Ferdinand de Saussure, dès la formulation de sa théorie linguistique, complète rapidement sa description aujourd’hui classique du signifiant (forme) et du signifié (idée) par un troisième concept fondamental qu’il décide d’appeler… la valeur : la différence entre les signes, qui cohabitent comme les pièces d’un puzzle, y finit par compter d’avantage que la signification exacte de chacun d’entre eux. Autrement dit, les signes forment un système, un monde en soi, un monde essentiel à l’activité humaine. Il n’est donc pas surprenant de voir avec quel empressement les compagnies, firmes et institutions désincarnées se bousculent pour entrer dans son alphabet et se font forger des signes les représentant. Leurs logotypes y sont comme leurs avatars dans le deuxième monde, celui des signes, celui qui vaut.

Graphisme et typographie constituent ainsi le champ privilégié où se crée, et se joue le jeu de la valeur. De quoi faire tourner la tête des praticiens graphistes et typographes… d’inquiétude ou d’ivresse.

Les Rencontres internationales de Lure parcourent cet été en signes et en images, en paroles et… en chiffres, avec les graphistes, typographes, photographes, historiens, chercheurs et quelques empêcheurs de compter en rond.

ON peut s'inscrire, c'est ouvert !
(20% de remise sur l'inscription jusqu'au 31 juillet 2008).

 




























 

ACTES

revue TYP
Les actes des Rencontres internationales de Lure sont désormais édités et accessibles en ligne à cette adresse :
http://www.revuetyp.com






ACTES 1998 :
(rencontres de typographie du 24 au 29 août 1998)

« Voyage au coeur de la pub » :
le texte (et les images) des interventions aux rencontres 1998.

JEAN-PAUL GOURÉVITCH
La publicité politique


NICOLAS TAFFIN
Une question typographique :
la philosophie


PETER KNAPP
Dix ans d'enseignement