Vous pouvez consulter les archives :
2007 - Tout ou rien
2006 - L'écrit d'amour
2005 - Voyage en classe typo.

Vendu
le contrat graphique

Semaine de typographie à Lurs,
du 25 au 30 août 2008.

ON peut s'inscrire, c'est ouvert !
(20% de remise sur l'inscription jusqu'au 1er juillet 2008).


Le « contrat » graphique : commande, création, rémunération. Parfois aussi : un inconfort. À sa question sincère et pressante « que vaut vraiment ma création ? », le graphiste s'entend répondre par la petite voix malicieuse du doute : « sur le marché ? ».
Le vécu, souvent passionné (et passionnant) de cette relation à l'argent est ainsi occulté, comme par pudeur, ou par malaise. Encore moins souvent abordée, la question essentielle : est-ce un hasard si le graphisme est le lieu où la tension entre la création et le commerce, l'art et l'argent semble la plus vive ? Il suffit peut-être de regarder les termes du contrat pour y répondre. Graphisme et typographie semblent constituer le champ privilégié où se crée, et se joue le jeu de la valeur. De quoi faire tourner la tête de ses praticiens... d'inquiétude ou d'ivresse.
Rencontres et images, en paroles et... en chiffres, avec les graphistes, typographes, photographes, historiens, chercheurs et quelques empêcheurs de compter en rond.

Ils et elles ont déjà dit oui ! premiers intervenants :

François Banière | La fabrication du papier-monnaie
Philippe Lefait | Ce que pourrait être la télévision
Vincent Perrottet | Création vs transaction
Roger Pfund | Papier de valeur
Valérie Police | La trocambulante - Lieu d'échanges et d'images
Marie-Astrid Bailly-Maître | PCQM : l'art d'être cher
Frank Adebiaye | Observateur typographique libre
Julien Janiszewski | La Laiterie - Une fonderie individuelle
Jean-Baptiste Levée | Fondu, codé
Pierre-Marie Jamart et Guillaume Crouzet | Zone opaque et fait main
Nadine Chahine | Linotype - Une fonderie internationale
François Deschelle (Creative Commons) | L'accès à la création
Alice Savoie | Déclin des fonderies françaises au XXe siècle
Fabrizio Rossi | L'AIAP, association italienne de designers
Christian Paput, François Weil, guest Franck Jalleau | Garamond Patrimoine
Clément Charbonnier | L'Éloge de la lenteur
Sébastien Morlighem | La Bibliothèque typographique : monographies
Jean-Louis Sagot Duvauroux | La fabrication du papier-monnaie
Laura Meseguer | Barcelone-Lurs
François Weil | Graphê, chronique d'un bulletin typographique
Fanny Garcia & Jack Usine | Smeltery, une fonderie, du payant & du gratuit
Emmanuel Lamotte | Lignes et codes
Nelly Gable | Le cabinet des poinçons de l'Imprimerie Nationale
Pierre Gosselin | Vérités et mensonges...
Bruno Dardelet | Communiquer : la foi
et d'autres encore à venir...

Comme chaque année, cette page s'enrichira au mois d'avril des noms (connus ou moins connus) des intervenants, à mesure de leur confirmation.

ON peut s'inscrire, c'est ouvert !
(20% de remise sur l'inscription jusqu'au 1er juillet 2008).

Lire plus en attendant les résumés d'intervention...

On le désire passionnément, ou on y voit la cause de tous les maux ; l’argent en soi n’est pourtant pas toujours le mal et on constate aujourd’hui que la gratuité peut s’avérer un miroir aux alouettes. Payer (son information, la création,…) peut-être un moyen de préserver sa liberté, d’affirmer son indépendance. Un contrat. L’argent est finalement bien indifférent au bien et au mal : il en va autrement des comportements qu’il provoque. Si l’argent doit faciliter, fluidifier (on parle de sa liquidité) les échanges d’objets de nature différente, il peut s’avérer beaucoup moins fluide, voire plein d’aspérités. Un champ miné de questionnements, de difficultés. C’est le cas pour les arts graphiques, classés parmi les arts appliqués, et séparés du monde « désintéressé et pur » des beaux arts, quand la finalité des oeuvres est extérieure, qu’elles ne sont pas autonomes, et font l’objet d’une commande initiale, d’une transaction finale.

Part plus ou moins assumée du travail du graphiste, l’argent rappelle chaque jour le lien qui subordonne cette création à son commanditaire autant qu’à son auteur. Le doute est toujours possible : est-il un signe de reconnaissance, de succès, ou bien d’asservissement, d’échec ?

Le graphiste s’efforce ainsi de maintenir cet équilibre précaire entre la contrainte et la liberté, entre allégeance et l’affirmation de soi et de son style. Un équilibre qui devient une tension depuis que la réclame, la publicité ou la communication, consacrent tant de talent à promouvoir d’autres transactions, d’autres consommations, comme en cascade. Pour que la reconnaissance artistique finisse par atténuer cette tension de l’économique, il faudrait au graphiste atteindre la notoriété suffisante qui le libèrerait, comme créateur, de tout lien. À moins que ce soit là une autre illusion… serait-il alors toujours graphiste ?

Mais, croirons-nous que c’est un hasard si le graphisme est précisément le lieu de cette tension ? Qui pense à regarder de plus près les termes du contrat ?

Au-delà de la pratique, du vécu, de l’expérience graphique, il y a en effet la proximité, et même la parenté intime des signes et de l’argent, tous deux fondés sur le consensus ou la convention. L’argent est un signe parmi les autres qui ne vaut ce qu’il vaut que parce que nous y croyons tous ensemble au même moment. Cessons d’y croire et il ne vaut plus rien, le grand Krach. Et le signe ? Ferdinand de Saussure, dès la formulation de sa théorie linguistique, complète rapidement sa description aujourd’hui classique du signifiant (forme) et du signifié (idée) par un troisième concept fondamental qu’il décide d’appeler… la valeur : la différence entre les signes, qui cohabitent comme les pièces d’un puzzle, y finit par compter d’avantage que la signification exacte de chacun d’entre eux. Autrement dit, les signes forment un système, un monde en soi, un monde essentiel à l’activité humaine. Il n’est donc pas surprenant de voir avec quel empressement les compagnies, firmes et institutions désincarnées se bousculent pour entrer dans son alphabet et se font forger des signes les représentant. Leurs logotypes y sont comme leurs avatars dans le deuxième monde, celui des signes, celui qui vaut.

Graphisme et typographie constituent ainsi le champ privilégié où se crée, et se joue le jeu de la valeur. De quoi faire tourner la tête des praticiens graphistes et typographes… d’inquiétude ou d’ivresse.

Les Rencontres internationales de Lure parcourent cet été en signes et en images, en paroles et… en chiffres, avec les graphistes, typographes, photographes, historiens, chercheurs et quelques empêcheurs de compter en rond.

ON peut s'inscrire, c'est ouvert !
(20% de remise sur l'inscription jusqu'au 1er juillet 2008).




& une exposition
Franck Jalleau
l'esprit du geste

Rétrospective du 25 au 30 août 2008 à la Chancellerie de Lurs, Alpes de Haute-Provence
comportant de nombreux dessins originaux et recherches inédites.


Franck Jalleau est dessinateur de caractères. La singularité de ses créations se définit par la mise en valeur du geste calligraphique dans ses dessins typographiques. Pour la première fois, Franck Jalleau a accepté d'exposer des éléments significatifs de sa création.

Né à Niort en 1962, Franck Jalleau étudie la calligraphie et le dessin de lettres avec Bernard Arin, au Scriptorium de Toulouse. Par la suite, Il rejoint l'Atelier national de création typographique (ANCT) en 1985, où il poursuit son apprentissage aux côtés de Ladislas Mandel et José Mendoza.

En 1987, l'Imprimerie Nationale lui propose de numériser l'ensemble de ses caractères historiques et crée à cette occasion un poste de dessinateur de caractères.

Il dessine pour celle-ci de nombreux caractères exclusifs aux aspects historiques (Romain du Roi, Grec du Roi), fiduciaire (Jalleau) ou encore éditorial (Roma). Par le biais de l'Imprimerie Nationale, il a la possibilité de dessiner des caractères destinés à l'enrichissement d'identités visuelles (la Brive pour la ville de Brive-la-Gaillarde, etc.).

Depuis 1991, il enseigne la typographie à l'École Estienne et poursuit son activité de dessinateur des caractères.

ON peut s'inscrire, c'est ouvert& !
(20% de remise sur l'inscription jusqu'au 1er juillet 2008).




























 

ACTES

revue TYP
Les actes des Rencontres internationales de Lure sont désormais édités et accessibles en ligne à cette adresse :
http://www.revuetyp.com






ACTES 1998 :
(rencontres de typographie du 24 au 29 août 1998)

« Voyage au coeur de la pub » :
le texte (et les images) des interventions aux rencontres 1998.

JEAN-PAUL GOURÉVITCH
La publicité politique


NICOLAS TAFFIN
Une question typographique :
la philosophie


PETER KNAPP
Dix ans d'enseignement