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Schéma directeur :

 

INTRODUCTION : OBJET DE L’INTERVENTION

Sujet immense et ambition limitée : situer la publicité politique, expliciter les causes de son ascension et son reflux, projeter quelques exemples de publicité politique.

 


Ouvrage de J-P. Gourévitch
aux éditions Hachette

1. SITUER LA PUBLICITÉ POLITIQUE NOTAMMENT PAR RAPPORT
À LA PUBLICITÉ COMMERCIALE

L’ambiguïté du terme politique entre
le politique et la politique.
L’ambiguïté du terme publicité politique
à mi-chemin entre propagande
et communication.
La notion de publicité et la notion
de propagande. Promotion de l’objet /
de l’idée / de la personne / de l’au-delà.
Aujourd’hui œcuménisme et foire aux images.
Concurrence et liberté. Publicité prescriptive et propagande proscriptive.
Aujourd’hui publicité comparative hard
et publicité politique soft.
Nature de l’échange publicitaire par rapport à l’échange politique.
D’autres outils : grammaire de l’affiche, syntaxe de l’image télévisuelle.

 

2. ÉVOLUTION DE LA PUBLICITÉ POLITIQUE

Hommage à l’inventeur de la publicité politique.
Les divers âges de la publicité politique.
La publicité politique commence au moment où s’arrête la propagande politique, c'est-à-dire après la Seconde Guerre mondiale.
Les historiens de la propagande séparent l’âge de l’édification (Antiquité / Moyen Âge), l’âge de la propagation (16e-18e siècle), l’âge de la persuasion (19e siècle), l’âge de la grande diffusion (1914-1945) avec la période du triomphe de la propagande soviétique, fasciste et nazie.
La publicité politique commence avec le marketing politique des années 65,
et se poursuit avec les conseils en communication des années 80. Les traits majeurs sont la professionnalisation de la communication, la régression
du militantisme politique, l’apparition d’un nouveau langage, l’effacement progressif des supports image fixe et son au profit de la télévision support
de référence.

 

3. LA CRISE DE LA PUBLICITÉ POLITIQUE

Limites du conseil politique. Erreurs de personne et erreurs stratégiques. Appareils débordés par les mouvements. Rejet du discours et mesure
de la prestation politique en termes sportifs.
Attention critique portée à l’image : émissions « Arrêts sur images », chronique médias dans les journaux, éducation à l’image chez les jeunes générations.
Limitations de la publicité politique : loi de 1993 sur l’affiche, interdiction
du spot, reflux du clip mais apparition de nouveaux supports : films de publicité politique (Moati), CD-Rom, Internet, future chaîne d’instruction civique.
Cotation permanente des valeurs politiques : personnes, formations, programmes qui génèrent des effets de chaud et froid dus à la surmédiatisation et un système de simulation.
Conséquence : le développement d’une conception de l’actionnariat politique avec ses investissements et ses plus-values.
Du marketing de l’offre au marketing de la demande.
La popularité comme capital, le sondage comme mesure et l’image comme vecteur de transaction.

Projection : diapos, clip Chirac, clip Mitterrand, clip Europe. Face-à-face Chirac-Mitterrand, face-à-face Jospin-Chirac, Parenthèse, spot RPR, show Chirac, film Moati. Présentation de l’ouvrage de Jean-Paul Gourévitch : « L'Image en politique », Hachette Littératures, collection « Forum », 1998.

 


 

Jean-Paul Gourévitch.

Expert international, auteur de trente-huit ouvrages, réalisateur-concepteur d'expositions, de jeux et d'audiovisuels ; il travaille depuis une vingtaine d'années sur l'image : image politique, image publicitaire, illustrations
pour enfants.